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Corsair à La Havane
Publié le 13/07/2017

TransportCuba

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Ce pourrait être titre du dernier avatar d'un film de flibustiers au succès planétaire. Mais non, c'est en paix et en vrai que le 8 juin dernier, la compagnie aérienne Corsair, du groupe TUI, effectuait un vol inaugural à destination de La Havane, la capitale cubaine. L'occasion pour Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair, de présenter aux journalistes invités, les projets de développement de la compagnie.

Promenade dans la Havane

Promenade dans la Havane
© Antoine Lorgnier / LORGNIER

« Cuba a été un coup de cœur immédiat. Je suis venu plusieurs fois et à chaque voyage, j'ai été touché par la gentillesse des gens, la beauté des paysages, le charme des villes et cet art et cette joie et vivre qui semblent tout rendre plus léger ». Pascal de Izaguirre est visiblement tombé amoureux de la destination. Et puisque Cuba était déjà une destination phare du groupe TUI avec ses deux clubs Lookéa de Santa Maria et de Varadero, les nombreux circuits proposés par Vacances Transat et Nouvelles Frontières ou encore les croisières en catamaran avec Passion des Iles, la desserte de l'île est vite devenue une évidence. Il aura fallu plusieurs années de négociations pour que ce rêve devienne réalité avec l'ouverture de la ligne vers La Havane le 4 mai dernier. Corsair dessert désormais la capitale cubaine à raison de deux vols directs hebdomadaires les jeudis et samedis au départ de Paris-Orly Sud et de dix-huit villes de province connectée grâce au partenariat avec TGV Air. Des vols à destinations de Varadero sont prévus dès le mois d'octobre 2017. A cela s'ajoute une montée en gamme de la compagnie avec de déploiement d'une nouvelle classe Business de 12 sièges convertibles en lit. La fréquence des vols proposée par Corsair offre de nombreuses façons de découvrir Cuba et en particulier La Havane.

Vol de Corsair à la Havane

Vol de Corsair à la Havane
© Antoine Lorgnier / LORGNIER

Généralement, les visiteurs ont la fâcheuse tendance de ne rester que deux ou trois jours dans la capitale avant de partir vers les villes de l'intérieur ou les plages paradisiaques. Au programme, la visite de la ville historique, la dégustation d'un mojito à la Bodegita del Medio et/ou d'un daïquiri au Floridita, deux des bars préférés de l'écrivain américain Ernest Hemingway, un rapide tour en vieille voiture américaine sur le Malecon et sur la place de la Révolution, devant le portrait de Che Guevara. C'est faire peu de cas de cette ville qui, il est vrai, prend son temps pour dévoiler ses charmes. Même dans sa partie la plus touristique qu'est la ville coloniale, La Havane est un étonnant mélange de vie, d'impressions, d'odeurs, de bruits mais aussi et surtout d'époques. On n'est jamais totalement sûr d'être au XXIe siècle. Certes, l'île a vécu en autarcie pendant plus de 50 ans, la coupant du mercantilisme et du consumérisme planétaire même si désormais les choses évoluent très vite. Alors, il faut avoir l'œil aux aguets pour dénicher la vieille librairie sur Calle Obispo qui vend encore des ouvrages poussiéreux sur la révolution dans tous ses états et des affiches vantant les mérites du travail collectif, le tout à un pas de porte de la future boutique de luxe Clarens. Il y a aussi ces femmes qui ont installé des boutiques de souvenirs dans les cages d'escalier des immeubles et ces dames sans âge habillées de robes chatoyantes qui, cigare aux lèvres, appâtent le chaland pour une photo à un CUC (un dollar), la monnaie autorisée pour les étrangers.

Vue sur la Havane

Vue sur la Havane
© Antoine Lorgnier / LORGNIER

Sans oublier ces belles "Américaines" rutilantes -Buick, Chevrolet,Cadillac, Ford- plus ou moins retapées et qui font beaucoup pour le charme de la ville. Déclarées « monuments nationaux », elles ne peuvent s'exporter et leur nombre réel est un secret d'état. Elles furent la première expression du capitalisme sous Fidel Castro quand ce dernier autorisa leur propriétaire à les transformer en taxis collectifs afin de pallier à la carence des transports urbains. Depuis, les plus belles ont été dévolues au transport des touristes. Si leur rassemblement place de la Révolution, devant el Copitolio ou le bar Floridita attirent toujours l'œil et les appareils photos, les retrouver solitaires garées aux pieds d'immeubles défraichis ou sous un flamboyant en fleurs dans le centre ville entre les Calle Neptunio et San Lazaro a quelque chose de profondément touchant et de romantique. Souvent le capot est ouvert, monstre gourmand qui semble avaler l'homme qui peine sur un moteur de moins en moins d'origine, bien plutôt réinventé avec des pièces de voitures chinoises, japonaises ou russes.

Les belles "Américaines" devant le Capitole

Les belles
©Antoine Lorgnier

Là sur les marches des maisons, hommes et femmes se parlent s'interpellent, jouent aux cartes ou aux dominos. Des paniers sont hissés au bout d'une corde avec les victuailles pour la vieille dame du quatrième étage. Un horloger désœuvré joue de la guitare. Il m'a abordé en me demandant ma nationalité. A peine connue, il m'a énuméré tous les présidents depuis la Troisième République. Belle performance, il est vrai. Un dimanche par mois, les travailleurs des maisons de cigares ont le droit de vendre une poignée de leur production à prix cassés si vous savez négocier. L'occasion de pousser les portes de leurs appartements et de quelques cafés oubliés des touristes, de parfaire son espagnol et de passer un bon moment.

Façades en couleurs

Façades en couleurs
© Antoine Lorgnier / LORGNIER

Le soir, dès que la chaleur tombe avec le soleil, nombreux sont ceux qui s'installent sur le mur bordant le Malecon, cette route côtière de 9km qui caractérise la Havane. Le point de convergence naturel semble être le carrefour avec la Avenida 23 d'où arrivent les gens habitant les quartiers plus centraux de La Havane. En chemin, escale obligatoire chez le glacier Coppelia. En famille ou en amoureux, les Cubains viennent ici rêver à des horizons meilleurs tout en grignotant des beignets de bananes et des gâteaux proposés par les vendeurs locaux. Il y a bien sûr les pêcheurs qui espèrent améliorer leur quotidien avec un beau poisson et des musiciens, trompette, guitare, accordéon? qui jouent un seul et même air, infiniment répété à l'approche d'un promeneur dans l'espoir d'une pièce ou de la vente d'un CD autofinancé et pressé dans un des studios de musique qui foisonnent depuis le succès du groupe Buena Vista Social Club. Au soleil couchant, la vue sur la ville et le Malecon depuis les deux forteresses de San Carlos de la Cabana et del Moro est un must.

Le mythique Malecon

Le mythique Malecon
©Antoine Lorgnier

A l'autre bout du Malecon, près du quartier de Miramar, beaucoup plus étonnantes sont les folles nuits de la FAC, la Fabrica de Arte Cubano. Là dans cette ancienne usine d'huile désaffectée se cache Le lieu branché de la capitale cubaine. Tous les soirs ou presque deux à trois mille personnes se bousculent à l'entrée pour assister, selon les jours, à un concert, à une projection, à un défilé de mode, à un spectacle de danse ou à une exposition, parfois plusieurs événements à la fois. Le prix d'entrée se veut modique et sur place pas d'argent pour payer ses boissons et sa nourriture, juste une carte sur laquelle tout est marqué par les serveurs. Vous paierez en sortant. Le lieu est immense et étonnant, peuplé d'une faune sans cesse changeante qui mêlent jeunes Cubains aisés, artistes de tous poils et touristes curieux. La FAC est sans aucun doute le trait d'union entre l'ancien Cuba et son devenir, un spectacle en lui-même fascinant à regarder.