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Testé pour vous : le seul pays au monde où la nature reprend ses droits !
Publié le 14/05/2018 307 partages

NatureCosta Rica

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En période de déforestation massive en Amérique centrale et dans le monde, un pays reste vert et voit même sa surface forestière s'étendre. Il s'impose comme la référence mondiale en matière d'écologie et de préservation de la nature. J'ai nommé, le Costa Rica !

Imaginez qu'en 2017, ce sont 30 millions d'hectares de forêts, soit la taille de la Nouvelle-Zélande, qui ont été détruits dans le monde. De quoi affoler les populations locales, les écologistes mais aussi la communauté internationale, car, ignorant serait celui qui ne mesurerait pas le rôle primordial de la forêt sur l'environnement. Cette déforestation n'est pas uniquement liée à l'exploitation des terres ou au développement de l'industrie du bois. Les incendies qui ont sévi, notamment au Brésil, au Portugal et en Californie, ont largement contribué à l'importante diminution de la surface des forêts.

Au Costa Rica, en 30 ans, la superficie des forêts a doublé

Au Costa Rica, en 30 ans, la superficie des forêts a doublé
© Constance Balland / EASYVOYAGE

Au milieu de ce désastre écologique et humain, le Costa Rica, pays le plus riche d'Amérique centrale, celui qui a sacrifié ses armées au profit d'investissements dans l'éducation, la santé et l'environnement, voit ses forêts prendre du terrain. Habitants comme dirigeants ont conscience de l'impact positif de la préservation de la nature sur la biodiversité, la santé, l'environnement et le tourisme. Et les chiffres, 50 ans après la création du premier parc national, parlent d'eux-mêmes : 29 parcs nationaux, 8 réserves biologiques et plusieurs zones protégées, près de 52% du territoire recouverts de forêts, 28% classés zone protégée et 6% de la biodiversité mondiale abrités. Ce pionnier de la protection de l'environnement, s'apprête aussi a devenir le premier pays neutre en carbone d'ici 2021, après avoir relevé le défi de produire 100% de son électricité grâce à des énergies vertes.

Et sur place ?

Et sur place ?
© Constance Balland / EASYVOYAGE

Sur place, outre ces paysages splendides où la nature règne en maître des lieux, les comportements et mentalités vont dans la continuité de cet esprit écolo, nature, Pura Vida !
Pas un mégot ne jonche le sol, peu de fumeurs d'ailleurs, les parcs nationaux, certes un peu trop balisés pour nous Français, sont d'une propreté exemplaire mais aussi des barrières jamais franchies, des sources d'eau préservées de la pollution et où la baignade est souvent interdite. Hé oui, tout cela a un prix ! On n'a rien sans rien !

Pas de conscience collective sans moyens financiers

Il ne faut pas non plus rêver, les Costaricains ne sont pas moins attachés à l'argent que quiconque. Ils ne sont pas nés écolo !
C'est grâce à de nombreuses taxes que l'Etat achète des terres pour entretenir les parcs nationaux et empêcher le développement des zones cultivables (dans lesquelles de nombreux pesticides sont utilisés, nouveau combat... )

Des projets écotouristiques

Des projets écotouristiques
© Constance Balland / EASYVOYAGE

Du plus petit au plus grand, du plus familial au plus commercial, les projets d'écotourisme se développent dans tout le pays. Le tourisme étant souvent plus rentable que l'agriculture, certains exploitent le filon sacrifiant une partie de leur culture au développement d'une activité touristique tournée vers la nature.
Nous sommes allés en visiter deux :
Le premier projet, au Nord du pays, à quelques pas de la réserve de Cano Negro, est tenu par d'anciens agriculteurs et fermiers qui ont ouvert une maison d'hôtes au milieu d'un joli petit jardin fleuri. Derrière ces chambres d'un autre temps proposées à prix dérisoire (38 euros la chambre, petit-déjeuner compris !), un enclos où paissent des vaches donne accès à un sentier dans la forêt où quelques animaux sauvages jouent à cache-cache avec les visiteurs. Rien d'extraordinaire côté paysage mais une ambiance chaleureuse, un décor charmant, des hôtes accueillants, l'occasion de discuter avec des locaux, de manger un plat typique et de se plonger dans la culture costaricaine, sans conteste Pura Vida !
Autre projet de tourisme rural qui correspond plus à une clientèle américaine mais qui reprend les fondamentaux de l'écotourisme, l'Hacienda Azucarera el Viaejo. Cette ancienne ferme située à côté du parc national Palo Verde se trouve au cœur d'un refuge de la vie sauvage (Wildlife). Créateur d'emploi dans le village voisin, ce projet touristique permet de diminuer petit à petit la culture de la canne à sucre. Côté intérêt, l'animation touristique pourra en rebuter quelques-uns, tout comme les prix de la boutique. En revanche, les promenades à cheval ou les balades en bateau sur la rivière, permettent d'observer une faune riche dans un cadre préservé très agréable.

Enfin un pays qui ne pâtit pas du tourisme, qui, par son orientation affirmée vers l'écologie, réinvestit et innove dans la production énergétique et dans la préservation de l'environnement. Un exemple écologique pour tous les pays du monde !

Informations pratiques :

Pour rejoindre le Costa Rica, Air France relie en vol direct Paris à San José 2 fois par semaine, le vendredi et dimanche en été. La compagnie prévoit de passer à 4 vols par semaine à partie d'octobre 2018.
Site de l'office du tourisme du Costa Rica : www.visitcostarica.com