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Au Costa Rica, 12 000 tonnes d'écorces d'oranges redonnent vie à une forêt
Publié le 02/11/2019

EnvironnementCosta Rica

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Dans les années 1990, deux écologistes américains ont eu l'idée de récupérer les déchets d'oranges d'une usine de fabrication de jus, pour créer une forêt luxuriante. 15 ans plus tard, le défi est largement réussi alors que la forêt a repris vie dans le parc national de Guanacaste au nord du Costa-Rica.

 

 
© Marcin Jucha/123RF

 

En 1996, Daniel Janzen et Winnie Hallwachs, écologistes et membre de l'Université de Pennsylvanie se lance un défi pour le moins insolite : redonner vie à une forêt du Costa-Rica grâce à des pelures d'oranges. À leur arrivée dans le pays d'Amérique Centrale, les deux universitaires vont rapidement convaincre Del Oro, une entreprise locale de fabrication de jus d'orange de prendre part au projet.

Un terrain situé près de la réserve de Guanacaste est alors confié aux deux entrepreneurs pour débuter l'expérience. Sur ces terres appauvries, 1000 camions contenant 12 000 tonnes d'écorces d'oranges sont collectés et déversés.

Pourtant, après seulement un an, l'expérience est stoppée net. La cause ? TicoFrut, la principale concurrente de Del Oro, va porter plainte contre celle-ci l'accusant d'avoir "souillé un parc national". Après plusieurs semaines de jugements, le couperet tombe pour les deux américains. La Cour Suprême du Costa Rica donne raison à TicoFrut et les terres sont délaissées pendant de nombreuses années.

15 ans après, la fôret reprend vie

Si le projet a dès lors été abandonné, la nature a-elle poursuit son oeuvre. C'est ainsi qu'en 2017, des chercheurs de l'Université de Princeton, du Minnesota et de Pennsylvanie ont décidé de comparer la zone d'expérimentation à une autre zone stérile. Les résultats de l'étude se sont avérés surprenants.

Outre la végétation désormais dense qu'abrite la zone d'étude, les scientifiques ont constaté une augmentation de 176 % de la bio-masse en bois au-dessus du sol. Par ailleurs, la zone autrefois très appauvrie compte désormais 3 fois plus de diversité d'espèces de plantes forestières. Une expérience qui a visiblement porté ses fruits !