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Les vacances d'été des Français : où, quand, comment ?
Publié le 11/05/2020

SociétéFrance

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Après près de deux mois de confinement, voici venu le temps du déconfinement et de toutes les questions qu'il engendre. Notamment, et surtout, la question des grandes vacances. Seront-elles possibles à l'étranger ? En Europe ? Devra-t-on rester en France ? Ce n'est un secret pour personne désormais : les vacances d'été 2020 auront probablement un petit goût amer, car non, on ne pourra pas faire ce que l'on veut. Pour l'instant, une mesure persiste : les déplacements sont limités à 100 km de distance du domicile. Si les déplacements dans le pays sont déjà bien compliqués, autant dire que ceux à l'étranger sont à oublier !

La Côte d'Azur sera-t-elle bondée cet été ?

La Côte d'Azur sera-t-elle bondée cet été ?
© Igor Poleshchuk / 123RF

" Ne soyons pas trop pressés de faire des réservations (...) Il y a, hélas, peu de chance pour que le virus décide, lui, de partir en vacances ". Le ministre de la santé, Olivier Véran, n'est pas des plus optimistes et c'est bien normal. La crise du Covid-19 est loin d'être terminée et les mesures de distanciation, d'hygiène et de suspension reflètent bien la gravité de la situation actuelle. Le flou persiste et le Président Emmanuel Macron l'a affirmé : " On va limiter les grands déplacements internationaux, même pendant les vacances d'été. On restera entre européens et en fonction de la progression de l'épidémie il faudra peut être même réduire un peu plus. On le saura début juin. " Mais l'appel des week-end prolongés, dû aux quelques jours fériés qui se profilent, se fait sentir. Habitués à partir, près ou loin, cette année, les Français vont devoir se résigner.

Voyager en France cet été, est-ce envisageable ?

Réponse : oui, dans une certaine mesure. Les Français étaient d'abord encouragés à " profiter de notre beau pays " par Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique, dans la logique d'une réouverture progressive, commençant par le tourisme national. En d'autres termes : restons chez nous... encore ! Mais l'état d'urgence sanitaire a été prolongé jusqu'au 24 juillet. Ce qui peut aussi laisser craindre la prolongation de la règle des 100 km, jusqu'à cette date. Qu'à cela ne tienne ! Si les campings sont toujours complètement fermés, qu'en est-il des plages ? Elles devaient être inaccessibles jusqu'au 1er juin mais le gouvernement a, semble-t-il, changé son fusil d'épaule. Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, affirme que la règle, de façon générale, doit rester la fermeture des plages. Néanmoins, sur demande des mairies, le préfet peut rendre l'accès aux plages, aux lacs ainsi qu'aux centres nautiques possible, à condition que l'aménagement puisse permettre le respect des règles d'hygiène et de distanciation.

Peut-on reprendre les transports normalement ?

Réponse : partiellement. Il était annoncé qu'à partir du 11 mai, le trafic des TGV et Intercités serait d'un peu plus de 30%, entre 40 et 50% pour les TER et entre 50 et 60% pour les trains de banlieues. Qu'en est-il ? Il semble que les transports s'ouvrent chacun à leur rythme. Cependant, une règle commune est de mise : tout déplacement reste limité à 100 km et ce, jusqu'au 2 juin, sauf motif impérieux et/ou professionnel. Le port du masque est également obligatoire. La SNCF assure le trafic des TGV et des Intercités que l'on peut réserver. Quant aux TER, la reprise se fera progressivement jusqu'en juin. Pour le moment, en moyenne un TER sur deux fonctionne mais des mesures spécifiques ont été prises concernant certaines régions. Pour les voyageurs des Hauts de France, de Normandie, du Centre Val de Loire, d'Occitanie et de Bourgogne Franche Comté, un coupon est obligatoire, en plus du titre de transports car l'accès à ces trains est particulièrement régulé. Il faudra attendre juillet pour une reprise à 100%. Côté RATP, le trafic est également majoritairement garanti puisque, entre les bus, les tramways et les métros, le trafic est assuré entre 75% et 92%. Seules les lignes 1 et 14 du métro ont un trafic normal ainsi que plusieurs bus. Enfin, les taxis peuvent circuler mais ils doivent impérativement nettoyer leur véhicule au moins une fois par jour et le garder toujours aéré. Une vitre de séparation ou l'usage de masques sont à prévoir.

Pourra-t-on partir à l'étranger ?

Réponse : non. Là encore, Emmanuel Macron l'a dit " le déplacement à plusieurs milliers de kilomètres est exclu. " Les difficultés à voyager en France laissent présager celles d'un voyage à l'étranger. Qu'on se le dise, mieux vaut oublier cette année ! La liste de pays ayant fermé leurs frontières avec la France est très longue et essaime dans le monde entier. Car si la France, elle, n'a pas officiellement fermée totalement ses frontières, nombreux sont ceux qui l'ont fait : Etats-Unis, Chine, Thaïlande, Kenya, Argentine, Pologne, Inde, Jordanie... Seuls 9 pays (France inclue, donc) ont actuellement les frontières ouvertes : Croatie, Uruguay, Royaume-Uni, Suède, Japon, Saint-Pierre-et-Miquelon, Paraguay, Irak. Seulement voilà, pour envisager de s'y déplacer, il faut d'abord que plusieurs conditions soient réunies : lignes aériennes de nouveau opérationnelles, frontières toujours ouvertes lors du départ et ce, dans les deux pays, levée des mesures de quarantaine... Sans compter que, la France ayant été particulièrement touchée, certains pays se ferment spécifiquement aux ressortissants français.

Voyager en Europe sera-t-il possible ?

Réponse : il est trop tôt pour le dire. D'autant que la fermeture des frontières dans l'UE vient d'être prolongée jusqu'au 15 juin pour tout voyage considéré comme non essentiel par la Commission Européenne. Elle affirme que les restrictions devront être levées, dans un premier temps, pour les frontières intérieures de l'UE, avant de s'occuper des frontières extérieures. Ces mesures concernent toute la zone " UE+ ", à savoir tous les pays faisant parti de l'espace Schengen (la Croatie, Chypre, la Bulgarie et la Roumanie étant également inclus) et les pays associés : l'Islande, la Norvège, le Liechtenstein et la Suisse. Au total, 30 pays sont invités par la Commission Européenne à garder leurs frontières fermées pendant 30 jours supplémentaires. Selon elle, " l?action aux frontières extérieures ne peut être efficace que si elle est mise en œuvre par l'ensemble des États membres de l'UE et États de l'espace Schengen à toutes les frontières, sa fin étant fixée à la même date, et de manière uniforme. " Les seuls pays n'ayant pas fermé totalement leurs frontières, à savoir la France, l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et l'Italie, n'acceptent le transit que pour les travailleurs transfrontaliers ou les personnes ayant un motif impérieux.