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En plus du coronavirus, le Chili subit une sécheresse sans précédent
Publié le 08/04/2020

ClimatChili

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En plus de devoir faire face à la pandémie de coronavirus, qui se répand en Amérique comme une traînée de poudre maintenant que New York fait office de nouvel épicentre, le Chili subit une autre catastrophe, d'ordre environnemental cette fois : la sécheresse. En 2019, les précipitations ont été inférieures de 80% à Valparaiso et même de 90% au nord du pays, à Coquimbo. Une situation d'urgence, aggravée par le fait qu'ici, le " droit " à l'eau n'est pas si évident.

La sécheresse sévit au Chili

La sécheresse sévit au Chili
© Guilherme Omella Mainieri / 123rf

Une crise dans la crise. Le centre du Chili subit de plein fouet une sécheresse grave, qui prive d'eau nombre d'habitants. Rodrigo Mundaca représente le Modatima (Mouvement pour la défense de l'accès à l'eau, la terre et pour la protection de l'environnement). Il affirme que désormais, ce sont les camions-citernes qui assurent le transport pour approvisionner les 1,5 millions de personnes pour qui l'eau manque. Par famille, on leur attribue 50 litres quotidiens.

Problème : en théorie, l'eau est un bien public, selon la législation chilienne. Dans la pratique, les choses sont différentes. Les droits d'exploitation sont aux mains de gestionnaires privés et ce, en très grande majorité. Résultat: l'eau est aujourd'hui quelque chose qui " s'achète. " Un fait d'autant plus grave qu'avec une crise sanitaire de l'ampleur de celle du Covid-19, les habitants les plus pauvres et/ou les plus éloignés sont les premiers en danger.

C'était d'ailleurs l'un des sujets des manifestations de 2019, pendant lesquelles les Chiliens ont attaqué la dictature du secteur privé dans plusieurs secteurs, dont la gestion de l'eau. C'est encore le code de 1981, établi en plein gouvernement Pinochet, qui prévaut. Aujourd'hui, la loi veut que, même si le droit de l'eau est attribué à ces privés, l'Etat a toujours un certain contrôle sur l'eau puisée. Mais il semble que le gouvernement du Chili ne l'exerce pas car, autrement, il devrait dédommager les ayants-droit des pertes subies.