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Voyager seul en 2021 : comment franchir le cap ?
Publié le 13/01/2021 , Modifié le 14/01/2021

Société

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Et si on partait en voyage en solitaire cette année ? Détrompez-vous, ce type de voyage n'est pas destiné qu'aux jeunes avec leurs sacs à dos, les backpackers, comme ils sont couramment appelés... Sans limite d'âge, le voyage en solo est destiné à différentes générations. Voici quelques conseils pour oser se lancer et réussir son voyage seul.

© Mongkol Chuewong / 123rf

Pour réaliser cet article, nous avons rencontré des personnes qui sont déjà parties seules en voyage. Pour certaines, c'est même devenu un rituel, une préférence dans la manière de voyager. Qu'est-ce que cela apporte ? Comment s'y prendre ? Comment oser se lancer dans l'aventure du voyage en solitaire ?

"Pour la première fois je partais à l'autre bout du monde, en Uruguay, j'étais comme tétanisé"

Se lancer dans un voyage en solitaire, ça fait souvent envie, mais lorsqu'il s'agit de sauter le pas c'est une autre histoire. Affronter ses peurs, se lancer vers l'inconnu et se retrouver face à soi-même ce ne sont pas des choses faciles à appréhender. Si c'est un vrai cap à franchir ce sera aussi une réelle fierté une fois que vous l'aurez fait.

Pour Anthony, 32 ans, 10 pays traversés en solitaire en 5 ans, les premiers jours de son premier voyage en Uruguay ne se sont pas passés comme prévu :

"Pour la première fois je partais à l'autre bout du monde, en Uruguay, seul et sans connaître un mot espagnol. J'étais comme tétanisé, impossible de sortir de l'aéroport, je me suis installé sur un banc en larmes en me disant que jamais je n'aurais la force de voyager seul dans un monde inconnu. Je suis resté presque 48 h dans mon lit d'auberge avec cette peur de rencontrer d'autres gens, de ne pas être à ma place, de me faire agresser dans la rue en Amérique du Sud."

Une appréhension qu'il a finalement réussi à vaincre au bout de deux jours :

"J'ai porté mon courage et je me suis perdu volontairement dans la ville. Petit à petit, j'ai pris mes marques. J'ai retrouvé le sourire, j'étais moins paniqué et j'ai repris confiance en moi. Au final Je devais rester dans un seul pays durant trois semaines et j'en ai finalement visité trois en prolongeant mon séjour de trois semaines supplémentaires. Je ne voulais plus rentrer."

© Rui Baiao / 123rf

Seul maître de votre voyage, vous prendrez des décisions pour vous-même sans faire aucun compromis. Et niveau sentiment de liberté, c'est plutôt satisfaisant non ?

Sophia, 29 ans, 10 pays en solo à son actif,
en est d'ailleurs convaincue :

"C'est hyper important de voyager seul au moins une fois dans sa vie, de pouvoir décider de son propre voyage, d'écouter ses envies sans se forcer à faire des choses pour les autres ou attendre un groupe mais s'auto-gérer."

© lzflzf /123rf

"Je pense que voyager seul est plus une question de mentalité que d'âge"

Dans la représentation populaire d'un voyage en solitaire, celui-ci est réservé aux jeunes entre 20 et 30 ans qui partent avec leur sac à dos. Or, il n'en est rien. Que ce soit Audrey en Asie ou Anthony et Geoffrey en Amérique du Sud et au Canada, tous les trois ont déjà rencontré des personnes de plus de 50 ans qui voyageaient seules. D'ailleurs, Anthony a pu une nouvelle fois le constater, lors de son été 2020 :

"Sur le chemin de Compostelle, j'ai croisé des gens de plus de 60 ans qui marchaient seuls sur une durée de plus de 300 kilomètres à pied. D'autres sont partis de bien plus loin. C'était extraordinaire de voir ça. Le soir, nous étions tous réunis, jeunes et plus âgés."

Geoffrey se montre très encourageant à ce sujet :

"Je suppose que l'on ne voyage pas à 25 ans de la même manière qu'à 45 ans ou plus, mais j'ai croisé vraiment tout type de gens. Beaucoup de filles voyagent seules par exemple, donc c'est super encourageant. Tout est possible."

Bien qu'elle n'ait pas rencontré de personnes plus âgées lors de ses périples en Australie, au Sri Lanka, aux Philippines ou ailleurs, Sophia, elle, est convaincue d'une chose :

"Je n'ai pas rencontré de personnes seules de plus de 50 ans car je pense qu'ils rejoignent plus des groupes de voyages organisés, mais je ne pense pas que l'âge soit un frein, au contraire dans ce genre de rencontre avec des étrangers, les différences sont toujours valorisantes." 


© Mariia Boiko / 123rf

Anthony a un conseil à donner aux personnes plus âgées qui souhaitent se lancer dans cette aventure en solitaire :

"Un conseil pour des personnes plus âgées : bien lire les avis sur les comparateurs d'hébergements. Une fréquentation trop jeune et trop bruyante peut être vraiment problématique lorsqu'on recherche calme et tranquillité."

Enfin, ce qui est important pour tous, et comme l'a évoqué Sophia, c'est d'oublier le regard des autres et penser simplement à soi, elle a d'ailleurs, elle aussi, un conseil pour tous les futurs voyageurs :

"Il faut suivre ses envies et profiter de ce voyage pour faire ce qui nous plaît, que ce soit rester à l'hôtel sur le transat de la piscine ou partir pour une randonnée de plusieurs jours. Voyager seul signifie être libre et faire ses propres choix."

© Mladen Mitrinovic / 123rf

Et la solitude dans tout ça ? Ce n'est pas trop pesant ?

Partir seul, ce n'est pas forcément une fin en soi. Sur votre route, vous rencontrerez forcément d'autres personnes, qui, comme vous, voyagent seules. Que ce soit dans une auberge de jeunesse, sur vos routes en van, en club, à l'hôtel, dans une maison d'hôtes, des gens de passage, il y en aura forcément. Ce sera l'occasion de créer du lien et partager ses expériences et ses bons plans.

Un fait constaté par Sophia au fil de ses voyages :

"Il y a beaucoup d'autres voyageurs seuls ou pas qui sont très ouverts aux rencontres, ce qui fait qu'on n'est jamais vraiment seul."

Pour Anthony, même son de cloche en Amérique du Sud :

"Les gens sont bien plus avenants lorsque tu voyages seul, ils ont plus envie de te parler, te connaître. Il est plus facile de parler à une personne seule qu'à un groupe de plusieurs personnes. Pour moi, le plus important dans un voyage, ce n'est pas ce que l'on voit, mais les personnes que l'on rencontre."

Malgré tout, personne ne peut nier que la solitude est parfois pesante. Geoffrey, 34 ans et 6 pays visités en solo l'a parfois mal vécue :

"La seule chose qui manque, c'est la famille et surtout pour ma part, les potes. Vivre des moments aussi intenses sans être avec les gens que l'on aime, ce n'est pas simple. Ou parfois aller au restaurant tout seul, on s'y habitue, mais il manque un truc. Après, le reste du temps, je n'étais jamais seul, car on rencontre des gens et ça s'enchaîne forcément sur une activité festive ou autre."

Pour Anthony, ce sentiment de solitude ne dure jamais très longtemps, il faut donc, selon lui, savoir relativiser en pensant au jour d'après :

 "On se pose des questions comme 'pourquoi suis-je parti à l'autre bout du monde seul ?' mais il faut serrer les dents, comprendre que voyager seul est synonyme de liberté. Il faut se dire qu'accompagné, peut-être qu'on n'aurait pas pu aller dans tel endroit ou discuter avec telle personne. Il faut parfois savoir réguler ses sentiments, demain sera un jour meilleur."


© Andrey Kekyalyaynen / 123rf

S'organiser pour mieux se rassurer

Des papiers administratifs aux itinéraires de voyage, les moins téméraires d'entre nous auront raison de se préparer à l'avance afin d'être le plus organisé possible. Cela permet d'avoir un peu de recul sur ce qui va se dérouler lors du voyage et d'affronter un peu mieux sa peur de l'inconnu. Partir seul n'est simple pour personne et s'organiser un minimum permet de se rassurer. Parfois, vous n'aurez d'ailleurs pas le choix, nos excuses aux phobiques administratifs, ce qui suit risque de vous déplaire.

Selon les pays que vous avez prévu de visiter, il faudra engager des demandes administratives bien avant le voyage. De la demande de visa à la validité du passeport, soyez sûr d'être en règle avant de partir. Les mauvaises surprises sont vite arrivées. Certains pays demandent une validité du passeport d'au moins 6 mois après la date du retour afin de pouvoir poser ces valises sur le territoire, comme au Kenya par exemple. Dans un autre genre, si vous avez prévu de vivre l'expérience du Transsibérien et que vous souhaitez bifurquer sur le Transmogolien pendant votre séjour, il est conseillé de faire ses demandes de visa bien à l'avance afin de pouvoir visiter les trois pays que sont la Russie, la Mongolie et la Chine au moment où vous le souhaiterez.

Pour préparer au mieux son voyage , Anthony n'hésite pas à utiliser les nouvelles technologies. Il nous a partagé un outil très pratique, qui permet de s'organiser grâce à un planificateur intelligent nommé "A contre sens".
Il utilise également un site qui permet de savoir quels moyens de transport utiliser afin d'atteindre votre destination : Rome2rio .

© Maksym Yemelyanov / 123rf

Quand on part en voyage, on ne peut compter que sur soi-même alors il vaut mieux aussi éviter les galères d'argent et bien gérer son budget. Les voyageurs les plus expérimentés ont quelques subterfuges pour ne pas se retrouver sur la paille à l'autre bout du monde. Par exemple, l'un des plus connus est de partir avec deux cartes bleues. Un conseil très pertinent surtout si on part pour plusieurs mois. Il est en effet vite arrivé de perdre ou de se faire voler sa carte bancaire. Alors, si vous avez la possibilité d'avoir deux comptes, mieux vaut partir avec les deux cartes. Mais bien sûr, ne les rangez pas au même endroit.

Mais tout le monde n'adopte pas la même organisation. Certains préfèrent partir avec de l'argent liquide afin d'éviter tout frais bancaires à l'étranger par exemple.

Audrey, 36 ans et 12 pays visités en solo
a mis en place une logique implacable afin de bien gérer son budget :

"Personnellement, je n'utilise jamais ma carte bleue à l'étranger. Déjà parce que dans certains pays elle n'est pas utile, comme en Asie du Sud-Est et Nord-Est par exemple. Et puis il y a les frais bancaires. En revanche, comme je voyage pas mal, j'ai fait upgrader ma carte pour l'assurance, à condition de tout payer avec : avion et les logements. Pour gérer au mieux mon budget, je me fais des enveloppes pour tout : logement, transport, plaisir, et nourriture."

Du côté d'Anthony, c'est une organisation quasi similaire :

"Je divise mon budget par jour en quatre sections pour connaître mes dépenses moyennes : logement, nourriture, loisir et transport. Dernière étape, je fais un retrait par semaine de mon budget par jour pour la semaine afin de ne jamais avoir trop d'argent en cash sur moi en cas de vol."

© feelart / 123rf

Ne pas lésiner sur le choix de l'hébergement

L'étape essentielle pour se rassurer avant de partir en voyage est de réserver en premier lieu son hébergement. Certains ne réservent que les premiers jours et avisent une fois sur place, pour d'autres comme Audrey, c'est plus systématique :

 "Je veille toujours à savoir où je dors, pour une question de sécurité la vraie vie ce n'est pas Pékin Express !"

La sécurité, c'est aussi un critère de sélection pour Anthony :

"Je recherche toujours deux ou trois hébergements coup de coeur sur chaque étape possible, via Booking et Agoda, que je liste dans une section 'prochain voyage' afin d'avoir déjà une idée de là où je peux potentiellement dormir selon mes critères personnels : le rapport qualité-prix, mon budget, l'identité du lieu et la sécurité du quartier."

Pour Geoffrey, l'organisation du voyage en solo doit suivre une règle simple :

"La règle principale c'est l'information. Avec Internet, tout est plus facile pour voyager. Je me suis toujours débrouillé pour savoir où dormir les premiers jours, puis les rencontres font le reste."

© soloway / 123rf

Pour réserver un hébergement, il existe de nombreux comparateurs de prix. Selon le voyage que vous souhaitez faire et la durée de celui-ci, vous trouverez sûrement votre bonheur à travers l'un d'eux. Sur le site Easyvoyage, vous pouvez rechercher un séjour en dernière minute par exemple, mais aussi comparer les offres des hôtels ou des clubs selon votre destination, ou réserver en combinant un vol et un hôtel afin d'avoir le meilleur prix possible.

Les voyageurs utilisent également Booking afin de choisir une chambre dans un hôtel ou une auberge de jeunesse dans le monde entier. Agoda vous permet également de réserver une chambre au meilleur prix dans la région Asie-Pacifique. Parfait si vous partez en Thaïlande ou aux Philippines par exemple. Et en dernière minute, vous trouverez des chambres à moitié prix.

Les auberges de jeunesse sont souvent le bon compromis pour partir seul et à petit budget. Et détrompez-vous, une auberge n'est pas forcément synonyme d'inconfort. De plus en plus d'auberges se présentent comme des structures luxueuses et calmes. Si vous ne souhaitez pas dormir dans un dortoir, il est aussi possible de réserver une chambre privée. Le site Hostelworld est très apprécié des voyageurs. Il recense plus de 36 000 auberges dans 136 pays et vous avez également accès aux avis des anciens clients.

Par exemple, à Istanbul, le Bunk Hostel se place comme une auberge de luxe avec une décoration tout en marbre dans certaines salles de bains, des chambres avec balcon et un toit-terrasse très design dont la vue panoramique permet d'admirer le centre-ville, pour 49 euros la nuit.

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"Il n'y a pas plus de danger ni d'arnaque ailleurs qu'en France"

Partir seul ne signifie pas se jeter dans la fosse aux lions, néanmoins, une personne seule est plus vulnérable qu'un groupe. Il faut donc rester sur ses gardes, sans pour autant se méfier de tout et de tous au risque de passer à côté de belles rencontres. Pour vous rassurer, renseignez-vous sur les sites des ambassades afin d'être au clair avec la situation du pays et la sécurité des ressortissants. Certains pays en crise économique ont un fort taux d'agression et de vol, les touristes sont les plus visés. Mais pas de panique, si vous faites attention, il ne vous arrivera rien, il suffit de changer un peu ses habitudes. Ainsi, vous allez éviter d'afficher sur vous tout signe de richesse, un appareil photo autour du cou ou une montre en or au poignet n'est peut-être pas indispensable par exemple, à moins de vouloir attirer les regards.

© Olena Yakobchuk / 123rf

Si vous voulez éviter la moindre mauvaise surprise, renseignez-vous également sur les arnaques en cours dans le pays choisi. Et comparez les avis de voyageurs qui ont récemment visité le même pays que vous. Par exemple, au Maroc, on vous conseillera de demander le prix de la course avant de monter dans un taxi.

Geoffrey ne voit pas plus de danger ailleurs qu'en France :

 "Le danger peut-être partout, mais pas forcément là où on l'imagine le plus. Il n'y a pas plus de danger ni d'arnaque ailleurs qu'en France. Il faut bien sûr être vigilant. Mais ça reste pour moi que du bon sens et du feeling."

Anthony se montre également plutôt rassurant tout en estimant qu'une chose en particulier est à éviter :

"Ne jamais être ivre, même légèrement avec des gens que l'on ne connaît pas, l'ivresse est une aubaine pour les voleurs. J'ai remarqué aussi que les gens étaient particulièrement bienveillants avec les voyageuses seules. Les locaux font extrêmement attention sur ce sujet, en tout cas en Amérique du Sud. "

Audrey, elle, est pragmatique et ne lésine pas sur sa sécurité lorsqu'elle part seule :

 "Je donne toujours à ma famille mon itinéraire, et les coordonnées des hôtels. Je garde sur moi un petit mot en anglais qui indique qui contacter si j'ai un accident. Et je prends toujours la carte de l'hôtel sur moi ainsi que la photocopie de mon passeport."


Alors, on part seul en 2021 ?

Les voyageurs interrogés nous ont partagé leur vision du voyage en solitaire. Et si vous êtes toujours en train de peser le pour et le contre, à lire ces témoignages, il semblerait qu'il y ait beaucoup de points positifs.

Pour Audrey, il s'agit de s'ouvrir au monde extérieur :

"Pour moi le voyage en solo, c'est sortir de sa zone de confort et surtout s'ouvrir au monde, prendre le temps de comprendre l'autre, les autres façons de vivre, c'est important à mon sens. On m'a souvent demandé si, je cite, 'je m'ennuyais toute seule' : jamais ! Seule, tu peux faire plein de choses en toute liberté et rencontrer d'autres voyageurs et surtout les locaux ! Il faut le faire pour soi sans se soucier des autres."

Sophia, quant à elle, voit le voyage en solitaire comme une introspection :

"Voyager en solo c'est sortir de sa zone de confort, aller à la rencontre de l'autre et de soi-même."

Pour Anthony, c'est la ruée vers la liberté :

"Le voyage en solo m'apporte une liberté totale. Je fais ce que je veux, je vais où j'ai envie d'aller et à mon rythme. Si j'aime un endroit, je peux y rester plus longtemps sans la contrainte de ne pas être en accord avec mon binôme de voyage. Voyager seul te fait sortir de ta zone de confort et t'oblige à parler avec les autres." 

Geoffrey, de son côté, voit cela comme une expérience enrichissante à tous points de vue :

"Cela te confronte à beaucoup de situations, bonnes ou mauvaises, et c'est ultra enrichissant. Je crois réellement que ça te change. Cela m'a forcément ouvert l'esprit et amélioré certains traits de caractère en moi."