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La politique de Bolsonaro détruit la forêt amazonienne
Publié le 21/08/2019

EnvironnementBrésil

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Une forêt dévastée, transformée en un brasier gigantesque. A tel point que la ville de Sao Paulo, au Brésil, a été plongée dans le noir à cause de la fumée, balayée par les vents violents. Les incendies se sont déclarés dans deux états : Amazonas et Rondonia. Un scénario catastrophe, qui a lieu depuis début juillet. Mais qui, semble-t-il, n'intéresse les médias que maintenant.

Il y a de quoi hurler ! Outre la couverture médiatique inexistante, la politique destructrice de Bolsonaro (élu président du Brésil avec, rappelons-le, plus de 55% des voix) continue son petit bonhomme de chemin. Ce climato-sceptique notoire ne fait strictement rien pour sauver le " poumon " de la planète. Sur les réseaux sociaux, les brésiliens s'insurgent face à l'inactivité gouvernementale, avec le hashtag #PrayforAmazonia.

Feux de forêts : + 83 % depuis le début 2019

Mille hectares détruits dans l'État de Rondonia. État d'urgence décrété dans l'État d'Amazonas. Autres incendies déclarés dans l'État du Mato Grosso. À quel moment le gouvernement va-t-il trouvé la situation " préoccupante " ? Probablement lorsque les flammes viendront frapper aux portes de leurs beaux bureaux. Et encore...

En attendant, le plus grand espace vert au monde se meurt, les populations indigènes qui y vivent avec, et Bolsonaro regarde du haut de sa tour d'ivoire. La déforestation, liée à ces incendies, a été, en juillet 2019, quatre fois supérieure à celle de juillet 2018 selon l'Institut national de recherche spatiale (INPE).

Le Brésil, premier pays d'Amérique latine touché par les feux de forêt

Le Brésil, premier pays d'Amérique latine touché par les feux de forêt
©celsopupo/123RF

La sécheresse est également en cause. Car la forêt amazonienne a, historiquement, toujours plutôt bien résisté aux incendies, grâce à son humidité, désormais mise à mal. Ricardo Mello, du programme Amazonie du Fond Mondial pour la Nature-Brésil, l'affirme : " ce à quoi nous assistons est la conséquence de l'augmentation de la déforestation révélée par les chiffres récents. "

La bonne nouvelle dans tout ça, c'est que la Norvège, principal bailleur de fonds pour la protection de la forêt amazonienne, a bloqué les subventions. La mauvaise, c'est que l'on attend toujours les actions des autres pays contre cette politique barbare et meurtrière du " Trump des Tropiques ". Car, cette catastrophe écologique ne concerne pas que l'Amérique Latine, bien bien la planète entière. Il serait peut-être temps de s'en rendre compte !