Bangkok va-t-elle couler ?
Publié le 23/09/2018 131 partages

SécuritéThaïlande

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D'ici 2030, la capitale de la Thaïlande, Bangkok, pourrait se retrouver submergée par les eaux. En effet, la mégalopole de 10 millions d'habitants s'affaisse progressivement chaque année et le scénario des inondations de 2011 pourrait se répéter jusqu'à que la ville et la mer ne fassent plus qu'un. Pour l'éloigner de ce sinistre futur, des mesures de prévention sont sur la table comme la création d'espaces verts, la construction de canaux ou encore l'installation de stations de pompage pour exfiltrer les eaux.

Bangkok, capitale de la Thaïlande

Bangkok, capitale de la Thaïlande
© Sean Pavone 2016 / 123RF

D'après le géologue Thanawat Jarupongsakul, Bangkok est une « ville obèse sur un squelette d'enfant ». Pire, aujourd'hui, elle est littéralement en train de couler sous les yeux de plus de 10 millions d'habitants. D'ici 2030, la capitale de la Thaïlande pourrait être en grande partie submergée par les eaux. C'est la somme de plusieurs phénomènes comme l'augmentation du niveau des océans, l'urbanisation intensive et l'érosion des littoraux.

Bordée par le fleuve Chao Praya se jetant dans le Golfe de Thaïlande, Bangkok repose sur des terres marécageuses fragiles et selon Tara Buakamsri, la ville « s'affaisse aujourd'hui de un à deux centimètres par an et risque de subir des inondations très importantes dans un futur proche », soulignait le directeur de Greenpeace Thaïlande, dans les colonnes de l'AFP.

Contrairement à son marché flottant, la ville coule !

Contrairement à son marché flottant, la ville coule !
© blackshutter/123RF

Habituée aux crues de moussons, la ville inondable paye aussi ses années où elles puisaient dans les réserves des nappes phréatiques. Malgré de récentes restrictions, certains n'hésitent pas à siphonner illégalement les eaux souterraines.

L'épisode des terribles inondations de 2011 qui avaient englouti un cinquième de la mégalopole pourrait se répéter dans les années à venir avec des conséquences toujours plus désastreuses. Prévu après la catastrophe, un plan de prévention est tombé à l'eau à la suite du coup d'état miliaire au printemps 2014. Depuis, la fenêtre d'action se réduit pour la capitale. Cependant, certaines solutions tombent à pic comme notamment le développement d'un réseau de canaux et la construction de tunnels souterrains pour évacuer les eaux. Efficaces pour le drainage, les espaces verts pourraient également fleurir dans les prochaines années.