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Au Honduras, un zoo de narcotrafiquants devient un refuge pour tapirs menacés
Publié le 14/09/2019

SociétéHonduras

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Au nord du Honduras, le parc zoologique de la Joya Grande a été confisqué il y a 5 ans à des narcotrafiquants. Repris par l'association Arca de Noé, le parc est désormais un lieu de reproduction pour les tapirs, une espèce menacée d'extinction dans de nombreuses régions du monde.

 

 
© Iuliia Lodia/123rf

 

Situé dans les montagnes à 150 kilomètres de la capitale hondurienne Tegucigalpa, le parc zoologique de la Joya Grande, vaste domaine situé dans une zone difficile d'accès, appartenait jusqu'à 2013 au cartel "Los Cachiros". Un groupe de narcotrafiquants dont les membres se faisaient passer pour des hommes d'affaires.

Saisi par le gouvernement après l'arrestation des criminels, le parc est vendu en 2014 à l'association Arca de Noé, chargée de promouvoir le lieu comme destination touristique. La nouvelle administratrice du lieu, Maria Diaz, a décidé d'en faire un lieu de reproduction du tapir d'Amérique centrale. Au total, 500 animaux de 48 espèces différentes cohabitent sur ce vaste domaine de 220 hectares.

Un programme prometteur

"L'idée est de faire se reproduire les animaux pour aider à la conservation de l'espèce" explique notamment la vétérinaire. Le parc est désormais l'endroit rêvé pour le tapir. Cette espèce, classée par le Honduras comme étant en danger d'extinction depuis 2008, pâtit d'un taux de reproduction très bas. Depuis le début du programme de reproduction, 6 petits tapirs sont nés portant la population totale de ce mammifère à 16 au sein du parc de la Joya Grande.

Le tapir, plus grand mammifère d'Amérique Centrale souffre depuis plusieurs années de la destruction de son habitat. Pouvant peser jusqu'à 600 kilos, l'animal est également convoité pour sa viande. Selon la liste rouge des espèces menacées de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), le tapir a déjà été déclaré éteint au Salvador.