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En Amazonie, l'arbre inga, une "plante miracle" qui pourrait sauver la forêt
Publié le 09/11/2019

NatureBrésil

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Dévastée par plus de 90 000 incendies en 2019, la forêt amazonienne voit partir en fumée son formidable écosystème à une vitesse inquiétante. Au milieu de ce drame environnemental, une plante apparaît comme une lueur d'espoir face à la déforestation : l'arbre inga.

 

 
© Gustavo Frazao/123RF

 

Et si la solution pour sauver l'Amazonie venait de son riche écosystème ? Selon la BBC, plusieurs programmes scientifiques mettent en avant les capacités de l'arbre inga, une plante qui compte près de 300 espèces, à pousser sur des sols brûlés ou des terrains déforestés. L'arbre inga posséderait également la capacité de libérer de l'azote, ce qui pourrait fertiliser la terre et favoriser la repousse d'autres espèces végétales.

Parmi les 300 variétés d'arbre inga présentes en Amazonie, certaines pourraient notamment limiter les effets des feux de forêt, et constituer une ressource pour la population locale. "Ces espèces produisent un fruit comestible" explique le Britannique Toby Pennington qui mène des recherches sur l'arbre inga depuis plus de vingt ans. "Les feuilles peuvent être utilisées pour nourrir le bétail et la plante peut être transformée en bois de chauffage" précise-t-il.

Des couloirs végétaux vitaux parmi la faune locale

Les caractéristiques de l'arbre inga pourraient participer à la création de couloirs végétaux vitaux parmi la faune locale. Un choix réfléchi de culture offrirait par ailleurs aux habitants "une meilleure sécurité alimentaire et des revenus plus élevés", estime Saulo de Souza, chercheur à l'institut Ouro Verde basé à Nova Lima.

Par le biais de son association, le scientifique veut encourager les propriétaires terriens à utiliser cette espèce, notamment dans les régions les plus touchées par la déforestation.

En Amazonie, l'année 2019 restera dans les mémoires comme une année noire, avec une hausse de 93 % de la déforestation par rapport à la période de janvier à septembre de l'année précédente, selon l'Institut national de recherche spatiale (INPE).