• Connexion
L'aéroport de Genève va rafraîchir et chauffer ses bâtiments avec l'eau du Lac Léman
Publié le 02/12/2019

EnvironnementSuisse

Twitter Facebook 27 partages

En 2025, l'aéroport suisse utilisera l'eau du Lac Léman, situé à quelques kilomètres, pour rafraîchir et chauffer ses bâtiments. La technologie baptisée "GeniLac" devrait permettre de diminuer de plusieurs tonnes les émissions de CO2 annuels de la région.

 

 
© Arseniy Krasnevsky/123RF

 

L'aéroport de Genève a signé le 7 novembre dernier son raccordement au réseau thermique écologique GeniLac. Développée par les Services Industriels de Genève (SIG), ce concept innovant permet de pomper l'eau du Lac Léman à 45 mètres de profondeur, puis de la transporter dans des conduites souterraines jusqu'aux bâtiments raccordés. L'eau permet ensuite de rafraîchir les bâtiments en été. En hiver, l'adjonction de pompes à chaleur permet au système de produire du chauffage.

En investissant près de 80 millions de francs suisses (environ 73 000 euros) dans les réseaux et les centrales thermiques pour accueillir GeniLac, l'aéroport de Genève pourra dès 2023 chauffer et refroidir ses bâtiments avec une ressource durable et renouvelable : l'eau du lac Léman.

 

 

70 000 tonnes de CO2 en moins

En remplaçant les chaudières ainsi que les climatisations, GeniLac fera baisser à terme les émissions de CO2 du canton de Genève de 70 000 tonnes par an. "Genève Aéroport nous a fait part de son intérêt. Cet engagement était primordial, car il nous a permis de développer le projet GeniLac dans la zone aéroportuaire. Ainsi, de nombreux bâtiments pourront se passer des énergies fossiles et polluantes. Ce réseau thermique écologique est un atout majeur de la transition énergétique", explique Christian Brunier, directeur général de SIG.

L'aéroport genevois espère parvenir à alimenter la totalité de ses infrastructures avec de l'énergie 100 % renouvelable d'ici 2025. "Avec son raccordement à GeniLac, cet objectif devient une réalité ", explique André Schneider, directeur général du site.

La technologie pourra par ailleurs permettre à l'aéroport d'abandonner sa chaufferie au fioul consommant 2 millions de litres de mazout par an. Le site aéroportuaire réduira ainsi ses émissions de CO2 de 5 300 tonnes par an.