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Ces 12 destinations font une overdose de touristes
Publié le 27/09/2018 Modifié le 02/10/2018

SociétéEspagne

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Il est de plus en plus courant d'entendre quelqu'un se plaindre d'avoir vu trop de touristes pendant ses vacances. C'est un peu un comble, puisqu'il est lui même un touriste. Et malheureusement cela traduit une triste réalité : certaines destinations croulent sous le poids des touristes et peine à trouver le juste équilibre entre authenticité et parc d'attractions. C'est ce que démontre Courrier International en recensant 12 destinations qui ont "atteint leur point de rupture". Il est temps d'agir !

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  • Barcelone, Espagne
    Barcelone, Espagne

    Ce sujet fait souvent les gros titres de le presse internationnale. Depuis quelques années Barcelone croule sous les touristes. The Guardian déplore que l'année dernière "le nombre de touristes s'élevait à 32 millions, soit près de 20 fois la population de la ville". Cette invasion empêche les habitants de profiter pleinement de leur ville. Le parc Güell en est un parfait exemple, puisque les locaux ne peuvent plus s'y rendre en transport en commun car les bus sont remplis de touristes. Le "sur-tourisme" énerve de plus en plus les Barcelonnais qui ne veulent pas se faire marcher sur les pieds. Depuis quelques mois, de nombreuses manifestations ont lieu dans les rues afin de rendre Barcelone à ses habitants.

  • Amsterdam, Pays-Bas
    Amsterdam, Pays-Bas

    À Amsterdam, vous entendrez parler toutes les langues du monde. Le centre est tellement rempli de touristes qu'on se demande où peuvent bien se cacher les Amsterdammois. Et bien ils ont fuit l'hypercentre pour profiter du calme en périphérie. Le Quartier Rouge, les canaux, les coffeeshops sont pris d'assaut par les touristes. on sent d'ailleurs que tous les établissements sont là pour répondre à la demande des touristes. Difficile donc de s'empreigner de la culture néérlandaise. Pour contrer ce processus de "Disneylandification", la nouvelle maire souhaite mettre en place de nouvelles mesures afin de réguler le tourisme dans certains quartiers de la ville. Aucun nouveau magasin de souvenirs ne pourra ouvrir dans le centre de la ville par exemple et des "pauses de nettoyage" seront prévues dans certaines rues, les rendant inaccessibles pendant un temps donné. Il est aussi question de désengorger le Quartier Rouge qui est surfréquenté à la nuit tombée.

  • Budapest, Hongrie
    Budapest, Hongrie

    Budapest est une destination très prisée des fêtards qui veulent profiter des meilleurs bars de la capitale pour se divertir. D'après Franceinfo, il semblerait qu'il y ait 500 bars sur 1 km². Si les touristes sont heureux de profiter des prix très attractifs de la ville (il faut dire que la bière ou le vin sont à 1,50 euros), les habitants en ont marre des nuisances sonnores. En début d'année, un référendum local a été organisé. Les habitants devaient répondre à cette question "Voulez-vous que les bars ferment au plus tard à minuit ?" La réponse est claire, puisque 66% des votants ont répondu "Oui" à cette question. Malheureusement, trop peu de gens se seraient déplacés pour voter, ce qui ne permet pas au référendum d'entrer en vigueur. Il est donc encore possible de faire la fête toute la nuit à Budapest.

  • Capri, Italie
    Capri, Italie

    Capri est une île italienne qui se trouve dans la baie de Naples. Elle profite de paysages somptueux, ce qui fait venir chaque année des miliers de touristes. Petit bémol, l'île ne fait que 10,4 km², Capri est donc très vite saturée. Autre désavantage, la vie sur l'île est très chère. Le maire, dans le journal Stampa, parle d'une augmentation de 30 à 40% par rapport au coût de la vie sur le continent.

  • Les Cornouailles, Royaume-Uni
    Les Cornouailles, Royaume-Uni

    On ne dirait pas sur cette photo, mais la région des Cornouailles, au sud-ouest du Royaume-Uni connait depuis un an un véritable boom touristique. On peut remercier Instagram qui a énormément participé à ce phénomène. Sur le célèbre réseau social, on peut trouver de magnifiques photos de Pedn Vounder, une plage à proximité Porthcurno. Avec la canicule de cet été, les plages ont donc été prises d'assaut par les touristes. Si bien que pour éviter de ramener encore plus de baigneurs, l'office de tourisme des Cornouailles a suspendu la promotion touristique de certains lieux.

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Je me souviens d'une phrase de mon professeur d'économie du tourisme qui était : "Le touriste est une personne bien dans un endroit, qui se porterait mieux sans lui". Cette vision quelque peu négative du tourisme est malheureusement une réalité pour ces 12 destinations qu'on retrouve dans le magazine Courrier Internationnal. En effet, Barcelone, Split, Amsterdam et Venise ont un point commun, celui d'être envahies par les touristes. Et si le tourisme peut être vecteur d'une économie grandissante, mal maîtrisé, il peut devenir un véritable fléau.

C'est ce qui se passe à Venise par exemple, où la ville est en danger à cause de la surexploitation des îles, du port et des canaux. Même constat en Islande, où les touristes viennent admirer un paysage somptueux, qu'ils le polluent sans même s'en rendre compte. Il faut dire que c'est un cercle vicieux. En recherchant l'authenticité, les touristes transforment le visage d'une ville, la rendant quelquefois complètement aseptisée. C'est malheureusement le cas de Split. En ouvrant de nombreuses boutiques souvenirs et des hôtels dans le centre-ville, les locaux préfèrent s'écarter du quartier, emmenant avec eux le charme de la vie quotidienne.

Mais tout n'est pas perdu. Les municipalités comptent bien renverser la donne et trouver un juste équilibre dans cette histoire. À Amsterdam, de nombreuses mesures sont prises afin d'améliorer le flux des populations dans le centre historique devenu complètement bouché à certaines périodes de la journée. De plus, plus aucun magasin de souvenirs ne pourra ouvrir dans cette zone. En Islande, un serment a été mis en place sur le site de l'Office de Tourisme islandais pour les sensibiliser à la préservation de l'environnement. Une approche des plus originales ! À Barcelone et à Budapest, ce sont les riverains eux même qui ont pris le problème à bras le corps. Soit en manifestant, soit en organisant un réferundum.

À la vue du nombre d'initiatives prises dans ces communes (ou pays), la situation n'est pas désespérée. Il faut continuer les efforts afin de faire cohabiter en harmonie tourisme et vie quotidienne.