Histoire Taïwan
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Baptisée "Formosa" (la belle) par les navigateurs portugais en 1590, l'île est occupée en 1622 par les Hollandais, puis les Chinois en 1662. Elle devient alors possession de l'empire des Mandchous avant d'être cédée par Pékin au Japon en 1895 et de prendre le nom de Taïwan.
Elle revient à la Chine après la seconde guerre mondiale, en 1945.
En 1949, à la prise du pouvoir par les communistes à Pékin, Taïwan devient le refuge du gouvernement nationaliste de Tchang Kaï-chek.
En 1971, elle doit céder à la République populaire de Chine son siège à l'ONU qui ne reconnaît que Pékin.
1996 : premières élections présidentielles démocratiques, provoquant de vives tensions avec la Chine.
En septembre 1999, un tremblement de terre tue plus de 2 000 personnes.
Dans un "livre blanc" rendu public le 21 février 2000, Pékin menaçait pour la première fois officiellement de recourir à la force si Taïwan refusait "indéfiniment" de négocier son rattachement. 27 pays entretiennent des relations diplomatiques avec Taïwan.
En mars 2000, les électeurs taiwanais ont choisi pour nouveau président Chen Shui-bian, candidat du Parti progressiste pour la démocratie (DPP), qui souhaite déclarer formellement l'indépendance de l'île. Mettant fin à 55 ans de pouvoir nationaliste, cette élection est vue d'un très mauvais oeil par Pékin, qui considère encore Taiwan comme une province rebelle.
En 2001, les élections législatives confirment le succès du DPP et le processus de démocratisation.
En 2002, Taiwan entre à l'OMC, quelques semaines après la Chine populaire.
20 mars 2004 : Chen Shui-bian est reconduit dans ses fonctions, après avoir échappé à un attentat. Il joue la carte de la pacification avec Pékin, en s'engageant à ne pas encourager l'indépendance de l'île.
Ma Ying-jeou a été élu président de Taiwan en 2008.