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Somalie - Les raisons d'y aller

 
 
Privée d'Etat depuis 1991 en raison de la guerre civile, miné par les guerres entre gangs rivaux et par les prises d'otage de pirates au large de ses côtes, la Somalie subit sécheresses et famines. Si vous y allez, ce sera sûrement dans le cadre d'un voyage humanitaire. Le ministère des Affaires étrangères déconseille formellement tout voyage dans ce pays. Les organisations très nombreuses ne parviennent pas à endiguer les problèmes et toute cette souffrance. Baignées au nord par le golfe d'Aden et à l'est par l'océan Indien, les côtes somaliennes sont bordées de récifs de corail propices à la plongée. Ses plages de sable blanc sont parmi les plus longues du monde. Avant la guerre civile, Hargeysa - l'ancienne capitale du Somaliland britannique - était une ville touristique avec une forte culture tribale, un musée, un théâtre et des hôtels. Elle a néanmoins était relativement préservée, contrairement à la capitale Mogadiscio, dont la Vieille Ville et les bâtiments coloniaux italiens ont été détruit. C'est à peine s'il reste le vieux marché aux chameaux (bakara). Au sud de Mogadiscio, le port bananier de Merca et la ville côtière de Brava sont à voir pour leur architecture arabe. A Merca, on peut se loger dans les huttes de la plage de Sinbusi, protégée des requins par un banc de sable. Le dromadaire est omniprésent, et pour cause : la Somalie est le premier éleveur mondial. Avant les conflits, la nature abondait en lions, éléphants, hyènes, renards, léopards, girafes et zèbres. En revanche, les hippopotames et crocodiles vivent toujours tout au long des deux rivières Juba et Shebelle. La Somalie est l'un des rares pays avec le Sultanat d'Oman a abrité le fameux arbre à encens, le Boswellia, dont on recueille le frankincense, une gomme aromatique, issue de la résine de cet arbre.

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