Sable blanc, eau turquoise, cocotiers alanguis près du rivage : la Polynésie offre cette image de carte postale d'un archipel à l'autre, sur la plupart de ses îles. En effet, la destination est presque aussi montagneuse que la Réunion : la plus haute île, Tahiti, culmine à 2 241 m au mont Orohena, rivalisant à près de 75 % avec les 3 069 m du piton des Neiges, le toit réunionnais. Elle est en même temps aussi menacée que les Maldives par la montée des océans : les 2/3 des 118 îles formant la Polynésie sont des atolls, ou îles basses, présentant une altitude moyenne de 5 mètres. Cette géographie contribue à une répartition inégale des plages. Elles sont d'autant plus nombreuses que les terres émergées sont peu élevées, car le sable - du corail blanc, ocre ou rose, brisé très fin - a eu le temps de se former et de s'accumuler au bord des crêtes coralliennes que sont les atolls : des contreforts rocheux créés par les polypes (autre nom du corail vivant) s'adossant aux pentes de volcans disparus sous les eaux. Iles hautes et basses sont entourées de récifs, qui s'entrecoupent de passes quelquefois périlleuses. Confortablement installé à l'ombre d'un cocotier, sur la plage d'un îlot privé, comme celle du Vahine Island à côté de Tahaa (notre photo), on rêvera aux vaisseaux des explorateurs s'approchant du littoral polynésien, non sans danger. C'était il y a deux siècles et demi.
Cap vers les îles des grands explorateurs C'est à l'explorateur anglais Samuel Wallis que l'on doit la [...]