Particulièrement bien restaurée, la première rue du Nouveau Monde doit son nom aux dames de la cours qui avaient l'habitude de s'y promener, et notamment Maria de Toledo, vice-reine de la colonie, nièce du roi d'Espagne et épouse de Diego Colomb, le fils de l'illustre navigateur. Aujourd'hui, le visiteur suit les traces de ces dames le long de cette superbe rue pleine de charme pour un véritable voyage dans le temps, qui semble s'être arrêté en ce lieu d'une grande tranquillité, à peine perturbé par les quelques enfants jouant le long de ses façades pittoresques. La calle Las Damas est bordée de nombreuses maisons coloniales et par plusieurs édifices intéressants. Elle part de la plaza de Espana où se dresse l'Alcazar de Colon. Outre la casa de Ovando , la forteresse Ozama, et la chapelle de nuestra senora de los remedios, elle abrite la casa de Francia, une bâtisse gothique du début du XVIème siècle, qui appartint d'abord au gouverneur Nicolas de Ovando. Hernan Cortès y prépara son expédition vers le Mexique. Rénovée en 1932, elle est prêtée en 1978 et pour cinquante ans à la France, qui l'utilisa comme centre culturel avant d'y transférer son ambassade. En face du Sofitel Nicolas de Ovando, on peut admirer le Panthéon National, qui abrite les dépouilles des héros de l'histoire dominicaine, notamment de la guerre d'Indépendance. Ancienne église jésuite construite entre 1714 et 1745, l'édifice fut successivement entrepôt de tabac, séminaire puis théâtre en 1860 avant que le dictateur Trujillo n'en fasse un Panthéon en 1955. La nef centrale forme une croix avec les chapelles latérales. A l'intersection se trouve une coupole où est suspendu un majestueux lustre en bronze offert au dictateur Trujillo par le généralissime espagnol Franco. A l'extrémité de la calle las Damas en arrivant vers la place de l'Alcazar de Colon, vous pouvez observer un cadran solaire construit en 1753 sur l'ordre du gouverneur Francisco Rubio y Penaranda, et surveillé par quatre canons. © photo Carlos Rodrigues