On y trouve de l'or noir, mais aussi et depuis toujours, de l'or blanc : la fameuse résine du boswellia sacra qui, une fois séchée, donne l'encens. Ces cailloux translucides ont fait la fortune des rois sabéens lorsque, du sud du pays (le Dhofar), partaient par caravane ou par bateau des cargaisons d'encens à destination des marchés d'Alexandrie, de Damas et de Rome. Par voie de terre, le trajet durait deux mois et demi. Les caravaniers traversaient le Yémen puis l'Arabie saoudite, avant de bifurquer vers l'Egypte ou le Moyen-Orient. L'encens servait aux cérémonies religieuses, mais il entrait aussi dans la composition d'onguents, de parfums et de potions médicinales. Toujours très prisé en Oman, il est vendu partout, dans les souks et sur les marchés. Il fait partie des traditions du pays de même que le masque porté encore par les femmes dans certains campements nomades et villages de montagne.