« Les trous d'air n'existent pas », apprend Stéphane Tasso, commandant de bord, lors du stage. Il n'y a en fait pas plus de trous d'air dans l'air que dans l'eau, mais les molécules d'air peuvent être agitées. « Les turbulences sont des remous d'air, des courants d'air désordonnés changeant rapidement de direction et d'intensité. On est balloté mais on ne tombe pas, on descend et on remonte mais l'avion ne se casse jamais », rassure Stéphane Tasso. Et d'ajouter : « Les variations peuvent aller jusqu'à 40 m ». On distingue plusieurs turbulences : les turbulences convectives, qui forment des cumulus de beau temps, les turbulences de frottement, comme le mistral contre les collines (par exemple vers Marseille), les turbulences orographiques qui forment des rotors près des montagnes, les turbulences en ciel clair, les turbulences de sillage (passage d'un avion), les nuages dont les plus redoutables sont les cumulonimbus, les nuages d'orage. Dans ce cas, les détecteurs de glace permettent de mettre en marche un système de dégivrage autour de la nacelle pour faire fondre la glace. En passant au dessus des nuages, les avions évitent les turbulences et consomment moins. Quant aux anticyclones et dépressions, ils ralentissent ou accélèrent la vitesse de l'avion.
