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    Les causes des retards aériens

    Conseil Pratique

    40 minutes de retard au décollage ou à l'atterrissage des avions dans l'Hexagone. C'est la moyenne enregistrée en 2013 par la Direction Générale de l'Aviation Civile sur les vols retardés effectués au départ ou à l'arrivée des aéroports français (les retards concernant près de 1 avion sur 3). Un délai non négligeable, mais qui varie selon les localités et les périodes de l'année. Le temps de retard augmente ainsi au moment des grands départs (vacances d'été et fêtes de fin d'année). Plateformes surchargées d'appareils, enregistrement, contrôle de sécurité et douane : tous ces paramètres influent sur la ponctualité des vols. Autant de raisons pour lesquelles Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly, les deux premiers aéroports français en terme de trafic, sont également ceux qui connaissent les retards les plus importants. Mais Beauvais, qui n'est que 11ème en trafic passagers, arrive pourtant juste après dans la liste rouge des retards. La raison ? L'enchaînement des rotations. Un terme familier aux habitués du transport aérien, moins à ses usagers. Voici quelques explications pour y voir plus clair. Avec, présentées par ordre décroissant, les causes des retards aériens définies par la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC).

    L'enchaînement des rotations, cause de retard n° 1

    Un avion retourne généralement à son point de départ après être parvenu à destination. C'est vrai pour les vols domestiques comme pour les long-courriers. Entre l'atterrissage et le décollage de l'appareil s'écoule un temps d'escale choisi par la compagnie. Il permet de débarquer les passagers, remettre en état l'avion (nettoyage de la cabine et vérifications techniques) et embarquer les passagers pour le vol suivant. Si un avion arrive à l'aéroport avec du retard (pour l'une des raisons détaillées ci-après), le temps d'escale, calculé au plus juste pour des raisons économiques, ne permet pas de faire repartir l'appareil à l'heure prévue. Le retard initial est donc conservé, voire amplifié si d'autres facteurs interviennent au cours des rotations. La compagnie aérienne est seule à pouvoir agir sur les retards imputables à l'enchaînement des rotations (qui représentent 29 % des causes de retard). En augmentant le temps d'escale ou en utilisant un autre appareil que celui qui était prévu. C'est possible pour les grandes compagnies, moins pour celles fonctionnant avec une flotte aérienne réduite.

    La vérification des appareils, cause n° 2

    Cet aspect, source des retards à hauteur de 26 %, rassemble toutes les interventions mécaniques réalisées sur l'avion pendant son temps d'escale. Des vérifications obligatoires, avec réparation si nécessaire pour les éléments concernant la sécurité en vol (moteur, carlingue, pressurisation de la cabine), ou librement décidées par la compagnie pour le confort des passagers à bord (écrans vidéo, oreillers, couvertures). Dans tous les cas, c'est à la compagnie d'évaluer le temps minimal pour procéder au traitement de routine de l'avion et mettre en place des solutions de remplacement en cas de défaillance technique empêchant l'appareil de repartir à l'heure. A ce propos, il est important de préciser le règlement européen du 17 février 2005 concernant les droits des voyageurs. Seul un retard d'au moins 5 h annoncé par la compagnie autorise le passager à renoncer à son voyage en obtenant le remboursement des segments non utilisés. En cas de trajet avec correspondance, si le retard de 5 h et plus intervient après un segment de vol, le passager est également en droit de demander à la compagnie de le réacheminer à son point de départ. Les autres retards (de 2 à 4 h selon le trajet) permettent d'obtenir une prise en charge (boissons, sandwiches, nuit d'hôtel si décollage reporté au lendemain pour cause de fermeture de la plateforme aéroportuaire).

    La gestion aéroportuaire (mesures de sûreté), cause n° 3

    Ne pas confondre la sécurité qui concerne la vérification du bon état de marche des avions et la sûreté visant à réduire les risques d'attentat dans l'aérogare et à bord. Les retards mettant en cause la gestion de l'aéroport sont de 16 %. Ils sont dus essentiellement au renforcement des contrôles anti-terrorisme : le traitement des voyageurs à la douane et la vérification des bagages à main prenant davantage de temps dès que chaque passager est interrogé et son bagage fouillé manuellement. Mais ces retards peuvent aussi survenir d'ordinaire en période de grands départs.

    La navigation aérienne et les passagers, causes ex-aequo n° 4

    Elles contribuent chacune pour 12 % aux origines des retards. Concernant les passagers, il peut s'agir aussi bien du voyageur qui musarde encore dans les boutiques de duty free quand se termine l'embarquement ; de celui, distrait, qui cause un émoi dans l'aérogare en y laissant un de ses bagages ; ou, cas plus fréquent, des passagers retardés dans les transports en commun et qui arrivent juste avant la fermeture de l'enregistrement. La gestion de ces imprévus prend du temps et se répercute sur l'heure de départ de l'avion. Quant à la navigation aérienne, elle concerne moins le temps de vol que les créneaux de décollage et d'atterrissage, gérés par les contrôleurs aériens selon des ordres de priorité indépendants de la compagnie.

    La météo, cause maîtrisée

    En 6e position des principales causes recensées par la DGAC, la météo ne crée pas les perturbations auxquelles on s'attendrait. Entre cyclone, orage, tempête de neige et verglas, l'atmosphère houleuse de la planète met les rotations aériennes à rude épreuve. Et pourtant, seulement 5 % des vols accusent un retard lié aux conditions climatiques. Les prévisions météo permettent d'annuler les départs (plutôt que de les retarder) en cas de perturbation trop importante et les aéroports situés dans des régions froides sont équipés pour faire face au gel et aux averses de neige. En cas d'annulation du vol de la part de la compagnie, le règlement européen précise que des conditions météo défavorables relèvent des circonstances extraordinaires (de même qu'un attentat, le déclenchement d'un conflit ou une grève sans préavis). Or, celles-ci suppriment le droit à une indemnisation prévue en cas d'annulation si le passager est averti moins de 15 jours avant son voyage et si la compagnie ne lui propose pas un horaire de départ équivalent (sur l'un de ses vols ou celui d'une autre compagnie).

    Voir le règlement européen sur les droits des passagers.

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