Le marae d'Arahurahu (Tahiti Nui)Les marae sont d'anciens lieux de cultes. Les mieux conservés sont désormais soigneusement conservés. © Vivianne Riviere
Tahiti et Bora Bora ont conservé d'éloquents vestiges archéologiques, notamment ces lieux de culte ancestraux que l'on appelle maraes. Le marae familial était consacré à un dieu ou une déesse dont on s'attirait les grâces en lui présentant des offrandes. Le marae communautaire, symbole social des membres d'une tribu, était le théâtre des grandes cérémonies dédiées à un dieu majeur. Les maraes sont constitués d'une esplanade sacrée (tapu), parfois entourée d'un mur de pierres sèches, dont l'accès était uniquement réservé aux prêtres et aux chefs. Sur cette terrasse, se trouvait un vaste autel (ahu) qui servait à déposer les idoles (à Tahiti, il prend la forme d'une pyramide à degrés), des "pierres-dossiers" et un présentoir à offrandes. A l'extérieur de l'enceinte, se trouvaient de simples petits bâtiments (fare) dont un servait à exposer les morts illustres, tandis qu'un autre abritait la pirogue du dieu.