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Selon qu'on s'y rend en hiver ou en été, Salalah ne présente pas le même visage. De mi-juin à mi-septembre, la capitale du Dhofar, dont la population s'élève à 150 000 habitants, reçoit en effet les pluies de la mousson indienne. Les montagnes environnantes verdissent, des cours d'eau dévalent les pentes, se transformant parfois en cascade quand le terrain s'y prête. A cette période, on ne voit guère le soleil à travers la brume des nuages bas, mais on n'en célèbre pas moins cette humidité providentielle au cours d'un festival qui dure six semaines, de mi-juillet à fin août. C'est le Khareef, pendant lequel se déroulent de nombreux événements liés aux traditions de la région (danse, artisanat, gastronomie).
En hiver, a contrario, Salalah et ses environs offrent des paysages désertiques. Mais l'air plus sec présente alors l'avantage de faire ressortir les contrastes entre le sable, les roches claires et le bleu limpide de la mer. C'est le moment où la visite des vallées qui abritent les arbres à encens est la plus impressionnante, car ceux-ci se dressent sur un sol desséché, seuls arbres qui supportent sans mal le climat.
C'est à eux que le Dhofar doit historiquement toute sa fortune. Tiré de la résine des boswellias, l'encens s'est vendu à prix d'or de l'Antiquité jusqu'à la maîtrise par les Européens de la route des Indes. Récolté sur place, il était acheminé par voie d'eau (le long de la mer Rouge) puis par caravane vers les grands centres de commerce de l'époque : Alexandrie au sud, Rome à l'ouest et Damas à l'est. On faisait alors un large usage de l'encens dans les cérémonies religieuses, pour préparer des parfums, des remèdes et même aromatiser certaines spécialités culinaires.
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Le site de la tombe du prophète Job, à 30 km au nord de Salalah. Le sanctuaire du prophète étant un lieu saint pour l'Islam, il faut se déchausser et les femmes doivent couvrir leurs cheveux d'un foulard vert (prêté sur place) pour entrer dans le mausolée.
Le geyser de Mughsail, un "souffleur" qui fait jaillir l'eau de mer jusqu'à 4 m de haut (à 50 km à l'ouest de Salalah).
La "route de l'Encens". Ce parcours regroupe quatre sites. Le wadi Dawkha où poussent naturellement les arbres à encens. Al-Balid, site archéologique situé dans Salalah. Samahram, à 40 km à l'est de Salalah, l'une des plus anciennes villes qui ait été fondée le long de la côte omanaise. Ubar, la ville légendaire située à la lisière du Rub Al-Khali, le désert le plus aride de la planète.
Encens, eaux florales, poudres de bois parfumé, bijoux en argent, services à café traditionnels, khanjars (poignards en argent à lame recourbée), chapeaux traditionnels (kimah), écharpes pashmina et tissus variés. Réparti en plusieurs quartiers, le souk de Salalah offre une grande variété de marchandises. Venir le matin ou en fin d'après-midi.
Un repas traditionnel omanais se mange généralement avec les mains. Il faut se servir avec la main droite. Dans une petite salle privative, assis en tailleur sur des nattes et adossé contre des coussins. Au menu, poisson ou viande grillée, qui s'inspire des curries indiens assez épicés et accompagnés de riz. La spécialité locale, rarement proposée, est le showa : de l'agneau cuit au soleil dans des feuilles de bananiers. Le pays compte plus de 60 variétés de dattes. On mange avec la main (droite). Pour clore le repas, du café (parfumé à la cardamome) est servi dans des mini-tasses de porcelaine (contenant à peine une gorgée). Il accompagne le fameux halwa, une douceur typiquement omanaise.
- Photographier des femmes, même voilées, sans leur demander leur autorisation.
- Partir en excursion sans faire le plein d'essence à Salalah (les stations sont rares en dehors). Pendant la période du ramadan, évitez de boire de l'eau, de manger ou de fumer dans les lieux publics. Il ne faut pas photographier les femmes, même voilées, sans leur demander leur autorisation. Il ne faut pas photographier les ambassades ni aucun bâtiments officiels.
Pour voir le Dhofar "vert", venir en septembre, à la fin de la mousson. Les pluies transforment alors le paysage. Pour un peu, on se croirait sous l'Equateur : cascades, prairies, arbres couverts de feuilles...
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