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14 h, en comptant l'escale à Dubai ou à l'île de la Réunion. Moroni est à 7 830 km de Paris.
+ 2h hiver/+ 1h été
Le pays compte trois langues officielles. Contrairement à l'arabe, le français est très largement parlé. Le comorien est cependant la langue officielle la plus couramment utilisée dans l'ensemble de l'archipel. Il s'agit d'un mélange d'arabe et de swahili.
En plus du passeport valide, un visa est demandé. Il s'obtient sur place à l'aéroport de Moroni, moyennant 30 euros.
Les Comoriens sont musulmans sunnites. Bien que l'islam soit reconnu comme religion officielle, la population le pratique d'une façon modérée.
La monnaie est le franc des Comores (KMF), indexé sur l'euro. 1 ? = 492 KMF. Les espèces en euros sont largement acceptées lorsqu'il s'agit de sommes importantes, les notes d'hôtels par exemple. En revanche, il faut prévoir des devises locales pour toutes les dépenses quotidiennes et les achats de cadeaux sur les marchés. Prenez du liquide ou des chèques de voyages en euros. Les banques sont situées uniquement à Moroni (Grande Comore) et à Mutsamudu (Anjouan). Il faut en tenir compte lors de vos déplacements.
Les banques sont ouvertes en semaine de 7 h 30 à 13 h 30, sauf le vendredi où elles ferment à 11 h.
Contrairement à l'île Maurice et à Madagascar, la période idéale pour visiter les Comores s'étend d'avril à novembre. Les températures sont douces (25 °C en moyenne) et le climat est sec. L'été (de novembre à mars dans l'hémisphère Sud) est beaucoup plus chaud (33 °C) et les averses sont assez fréquentes. Bien que l'archipel soit protégé, il peut y avoir des passages de cyclones entre février et mars.
en FranceAmbassade et Consulat des Comores
20, rue Marbeau, 75116 Paris. Tél. : 01 40 67 90 54.
Fax : 01 40 67 72 87.
sur placeDirection du Tourisme
Boulevard de la Corniche, à Moroni sur Grande Comore.
Tél. : 00 269 74 42 43. Fax : 00 269 74 42 42.
Ambassade de France
Boulevard de Strasbourg, BP 465, à Moroni. Tél. : 00 269 73 07 53.
Fax : 00 269 730 922.
Dernière minute
Une épidémie de dengue sévit actuellement dans l'île de Grande Comore (1 385 cas recensés mi-mars 2005). Transmise par un moustique, cette fièvre donne les symptômes de la grippe. Si elle guérit spontanément dans la plupart des cas, elle peut être dangereuse pour les enfants et les personnes affaiblies. Des équipes sanitaires ont été installées sur place. Les consulter en cas d'apparition des symptômes. Il n'existe pas pour l'instant de vaccin contre la dengue.
Une épidémie de rougeole est également signalée sur l'archipel depuis juin 2005. Ne pas oublier de se faire vacciner si l'on n'a jamais contracté cette maladie.
Aucun vaccin n'est exigé pour se rendre dans l'archipel. Il est cependant conseillé de suivre un traitement antipaludéen et de se faire vacciner contre les hépatites A et B.
L'eau du robinet étant rarement potable, mieux vaut consommer uniquement de l'eau minérale en bouteilles. Veillez également à emporter un répulsif contre les moustiques ainsi qu'un écran total.
Pour appeler les Comores depuis la France, composez le 00 + 269 (indicatif du pays) + n° du correspondant.
Des Comores vers la France : 00 33 + n° sans le 0 initial.
En 2006, Ahmed Abdallah Sambi est élu président de la République des Comores.
Sur Grande Comore, l'aéroport international de Prince Said Ibrahim est situé à 20 Km de la capitale Moroni. En taxi, comptez 20 € pour faire le trajet. Si vous avez de la chance, vous trouverez un taxi-brousse qui acceptera de faire la course pour beaucoup moins cher. Les deux hôtels haut de gamme de l'île viennent directement chercher leurs clients à l'aéroport.
Le voltage est de 110 et 220 V selon la région. Les prises sont identiques à celles que nous possédons en France.
Les Comores ne connaissent pas de problèmes d'insécurité. En revanche, l'archipel subit les contrecoups de son instabilité politique chronique, notamment ses coups d'Etat à répétition. Le dernier en date remonte au 21 mars 2000. Lors de ces évènements, les moyens de communication sont généralement interrompus et les routes principales barrées, et il est quasiment impossible de se rendre dans la capitale (Moroni), siège du gouvernement. Sur place, il est très difficile de se faire une idée de la situation, les comptes rendus alarmistes succédant aux messages rassurants. Sachez que vous pouvez séjourner une semaine dans l'hôtel haut de gamme (la Galawa Beach) de la côte Nord de Grande Comore, sans même vous apercevoir des troubles sévissant dans le reste de l'île. Tout juste vous recommandera t-on de ne pas quitter cette enceinte, totalement fermée au monde extérieur.
Depuis quelques années, le ministère français des Affaires étrangères déconseille de se rendre sur l'île sécessionniste d'Anjouan, en proie à des troubles sporadiques et soumise, depuis mars 2000, à des restrictions en matière de liaisons aériennes et d'approvisionnement en hydrocarbures.
Depuis mars 2004, suite à l'activité sismique du volcan le Khartala (sur Grande Comore), il est interdit de circuler sur les pentes de ce volcan.
guides Mayotte - Comores. Guide Le Petit Futé 2006-2007.
Les Comores et Mayotte, de Jean-Claude Klotchkoff, avec la collaboration de Muriel Devey. Ed. du Jaguar (janv. 2006).
livres La route des Indes. Vol I et II d'Olivier Soufflet. Col. Artisan Reporter (2004).
films
musique
Même s'il y a peu de chance que vous y assistiez, vous entendrez certainement parler du Grand Mariage, une tradition qui perdure surtout sur Grande Comore. Les hommes, appartenant aux classes supérieures de la société comorienne, consacrent bien souvent leur vie entière à amasser assez d'argent, pour pouvoir célébrer cette union. C'est le seul moyen d'être érigé au rang de notable et de jouir d'un statut social, permettant d'envisager la participation aux élections. Les hommes ayant généralement atteint la quarantaine (avant de pouvoir organiser le mariage) il s'agit souvent d'une seconde union avec une femme beaucoup plus jeune. Les célébrations durent plusieurs jours, et l'époux peut ensuite passer le restant de sa vie, à éponger ses dettes.
Il n'est pas aisé de se rendre d'une île à l'autre. En temps normal (quand il n'y a pas de troubles politiques), les trois îles sont reliées par une compagnie aérienne, qui assure un vol quotidien entre Grande Comore et Anjouan et deux à trois liaisons par semaine, vers Mohéli.
Il y aurait beaucoup à redire sur l'état des bateaux qui font la navette entre les îles, mais ils ont le mérite d'exister. Conçus à l'origine pour le transport des marchandises, ils fonctionnent à la même fréquence que le transport aérien et sont soumis aux mêmes dérèglements, en cas d'instabilités politiques. Le port de Grande Comore se trouve à Moroni, celui d'Anjouan à Mutsamudu et celui de Mohéli, à Fomboni.
Le réseau routier principal qui fait le tour de chaque île est acceptable. Les routes qui les traversent sont beaucoup plus chaotiques, et si vous décidez de louer un véhicule à Grande Comore - seule île où vous trouverez une agence de location - mieux vaut opter pour un 4 x 4. Vous devrez être en possession d'un permis de conduire international. L'affrètement d'un taxi-brousse reste le moyen le plus pratique de visiter les trois îles de l'archipel. Vous êtes sûr d'avoir un véhicule à disposition, et vous disposerez d'un chauffeur qui connaît tous les sites intéressants. Si vous souhaitez vous déplacez en taxis-brousse collectifs, sachez qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins. A part la côte Ouest de Grande Comore, très bien desservie, vous avez toutes les chances de vous retrouver, sans moyen de locomotion, pour rentrer d'excursion. Ou alors, il faudra vous armer de patience avant qu'un taxi ne repasse dans le coin.
A Moroni (Grande Comore) et à Mutsamudu (Anjouan), des taxis assurent des courses urbaines à des tarifs forfaitaires.
La cuisine comorienne est simple mais très savoureuse, grâce à l'ajout d'ingrédients comme la cardamome, la vanille, la cannelle et surtout la crème de coco qui accompagne la plupart des plats. Les viandes et les poissons sont généralement accompagnés de riz, parfois de légumes locaux, comme l'igname et le taro. Ceux qui apprécient le poisson se régaleront avec le thon, le mérou et le poulpe fraîchement pêchés. Le poisson au coco est d'ailleurs érigé au rang de plat national. A cause des influences indiennes, vous trouverez également des caris et des samousas (beignets épicés farcis à la viande et aux légumes).
L'archipel produit des fruits tropicaux en abondance : papaye, mangue, litchis, goyave, que vous pourrez déguster frais ou en jus. La loi islamique interdit officiellement la consommation d'alcool, mais vous trouverez de la bière et des boissons alcoolisées dans la plupart des hôtels.
Les îles étant largement tributaires des importations, en dehors des hôtels qui bénéficient de divers biens de consommation, vous ne trouverez que des produits locaux.
Sur les marchés des trois îles, vous trouverez des bijoux en argent, des chapeaux en raphia, des articles en vannerie, ainsi que du linge de maison, brodé de motifs colorés d'inspiration malgache. Les épices locales étant extrêmement bon marché, ne vous privez pas de faire provision de noix de muscade, de clous de girofle et de gousses de vanille. Les bois sculptés sont aussi une spécialité de l'archipel.
Les boutiques sont généralement ouvertes en semaine de 8 h à 12 h et de 14 h à 16 h, sauf le vendredi, où tous les commerces ferment à 11 h. En période de ramadan, les horaires d'ouverture sont fortement perturbés.
A cause des difficultés que vous rencontrerez peut-être à vous déplacer entre les îles, prévoyez, dès votre arrivée, de vous renseigner sur les horaires des avions ou des bateaux. Plus tôt vous aurez votre réservation et mieux ce sera.
Si vous voulez découvrir les îles de manière approfondie, ne négligez pas de faire appel à des guides. Ils pourront vous introduire, auprès des notables des villages, et vous expliquer l'histoire des plantations de vanille et d'ylang-ylang, un des moments fort de votre voyage. Demandez toujours l'autorisation avant de photographier les habitants.
Evitez de venir pendant la période du ramadan car la vie des îles est fortement perturbée.

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