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Compter 4 h de vol avec escale. Tirana est à 2 000 km de Paris.
Aucun
L'albanais est la langue officielle. Le tout puissant Enver Hodja était un ancien professeur de français. Notre langue a été enseignée dans tous les lycées et reste très bien parlée par l'élite.
Si vous êtes ressortissant français, vous n'avez pas besoin de visa pour un séjour de moins de trois mois. Il vous suffit d'être en possession de votre passeport en cours de validité d'au moins six mois.
En 1967, Enver Hodja avait proclamé par décret que Dieu n'existait pas et avait interdit tous les cultes. Depuis 1990, le pays a retrouvé ses croyances. La première religion est l'islam (70 % de musulmans), viennent ensuite les orthodoxes (20 %) et les catholiques (10 %).
La monnaie est le lek (ALL), subdivisé en 100 quindarkas - 1 ? = 130 leks pour un euro. Les banques donnent souvent un meilleur taux que les bureaux de change. Les cartes de crédit American Express, Eurocard, Mastercard et les traveller's chèques sont acceptés dans les banques de Tirana et dans les principaux hôtels. Il vaut mieux se renseigner auprès de votre banque et de vos interlocuteurs, avant votre départ. Les banques sont ouvertes, du lundi au vendredi, de 8 h à 14 h.
Le climat est méditerranéen avec environ 280 et 300 jours d'ensoleillement par an. La moyenne annuelle de température est de 7,5 °C au nord, et de 17,5 °C au sud. Les pluies qui tombent, surtout d'octobre à mai, assurent 1 300 mm de précipitations. En juin, le mois le plus chaud, la moyenne de température est de 25 °C et les records, enregistrés à Kucova, atteignent 43,9 °C. L'hiver peut être très froid dans les montagnes, lorsque le Murlan souffle du Nord. Un record de - 34 °C a été enregistré dans la région de Boza, à 35 km à l'est de Tirana. Le vent du Sud, le Sirocco, appellé ici le "Juga" apporte une chaleur humide. L'été, les brises dominantes viennent de la mer et tempèrent le climat sur les côtes.
en France Ambassade d'Albanie (Fonctions consulaires assurées par l'Ambassade)
57, avenue Marceau, 75116 Paris. Tél. : 01 47 23 31 00/51.30. Fax : 01 47 23 59 85.
Email : ambassade.albanie@wanadoo.fr
Consulat Honoraire à Toulouse
9, place du Capitole - BP 172, 31014 Toulouse Cedex 6.
Tél : 05 62 27 50 30.
Fax : 05 62 30 81 79.
sur placeAmbassade de France
14 rue Skenderbeg. Tirana
Tél : [355] (4) 234 054 - 234 250.
Fax : [355] (4) 234 442.
Albturist (agence de l'Etat)
Blvd. Dëshmorët e Kombit, Hotel Dajti. Tirana- ALBANIA.
Tél. : ++355 4 251849.
Fax: ++355 4 234359.
http www.albturist.com.
Email: albturist@albturist.com
ATH (agence de voyages locale)
Rruga e Durresit, P. Nr. 102, Tirana, ALBANIA
Tel 355 42 40955 / Fax:355 42 40955
E-mail : info@aths-travel.com
http:www.aths-travel.com
Pas de vaccin exigé. Les pharmacies délivrent la plupart des médicaments sans ordonnance. Les médecins parlent souvent français. Pour les urgences médicales, appeler le 17. Consommez de l'eau en bouteilles encapsulées, car même à Tirana, l'eau est rarement potable. Evitez les glaçons et les fruits non lavés et lavez-vous régulièrement les mains.
Numéro utile:
Hôpital de Tirana : Qendra spitalore universitare « Nene Tereza »Tél. : (355.4) 362.627 - 363.644.
Pour appeler l'Albanie depuis la France: composez le 00 + 335 + le code de la ville (Tirana : 42 ; Durres : 52 ; Elbasan : 545 ; Shkodra : 224 ; Gjirokastra : 726 ; Korça : 824 ; Kavaja : 574) + le numéro.
Pour appeler la France depuis l'Albanie: composez le 00 33 + numéro du correspondant sans le 0 initial.
1er janvier : Nouvel an.
Février : Festival musulman de Bajrami.
7 mars : Fête des professeurs.
8 mars : Fête des mères.
Avril : Pâques catholiques et orthodoxes - Fête de Bajram.
1er mai : Fête du Travail.
5 mai : Jour des martyrs.
1er juin : Fête des enfants.
28 novembre : Fête de l'Indépendance et de la Libération.
25 décembre : Noël (catholique).
L'aéroport de Rrinas dessert à la fois Tirana, située à 23 km, et Durres. Le trajet en taxi pour Tirana coûte 30 USD, mais peut descendre à 20 USD, s'il n'y a pas d'autres clients et si vous marchandez ferme. Comptez 20 USD de plus pour Durres. Le bus qui rejoint la capitale s'arrête devant l'agence d'Albtransport, rue Durresi. Il en coûte 3 USD par passager, payables directement au chauffeur.
220 V. La plupart des prises correspondent aux nôtres.
Après la période de tous les dangers, dans le chaos des années 91 à 94, l'insécurité a progressivement diminué mais la criminalité et la délinquance restent à l'ordre du jour et la corruption est toujours forte.
Il est donc déconseillé de faire du tourisme en Albanie si l'on n'y possède pas de fortes attaches locales (familles, amis installés). Et si vous vous y rendez, certaines précautions s'imposent. Tous les voyageurs sont ainsi invités à signaler leur présence auprès de la section consulaire de l'ambassade dès leur arrivée. La sécurité sur les routes s'est améliorée, même si l'on a relevé, ces derniers temps, des braquages d'automobilistes ou de passagers d'autobus entre la capitale et la ville touristique de Kruja ainsi que dans les environs de la ville-musée de Berat (Albanie centrale). D'une manière générale, toute circulation routière de nuit est absolument à proscrire.
Si la situation dans le sud et le sud-est du pays est calme, l'existence de réseaux mafieux (passeurs de clandestins notamment) impose une grande prudence lors du séjour sur la côte de l'Albanie du sud-ouest. Les déplacements restent, par ailleurs, formellement déconseillés dans tout l'extrême nord et dans tout le nord-est du pays, zone frontalière du Kosovo, qui continuent à être le théâtre de tensions, voire de troubles violents dans les provinces de Kukes et de Tropoja. De plus, la tension prévalant dans les régions albanophones de la Macédoine, il reste pour l'instant déconseillé de séjourner dans la région limitrophe de la République de Macédoine (lac d'Ohrid, Pogradec). A Tirana même, l'organisation quotidienne de manifestations par l'opposition débouche désormais sur des violences qui doivent inciter les ressortissants étrangers à éviter, durant ces heures, les alentours des bâtiments publics qui servent de cible.
guides Albanie. Guide Le Petit Futé 2006-2007. La meilleure initiation à l'Albanie se trouve certainement dans les pages de l'excellent romancier, Ismaïl Kadaré : "Le Général de l'armée morte", "Chronique de la ville de Pierre", "Le Grand hiver", "Les Tambours de la pluie", "Le Pont aux trois arches"...
"Adriatique: Albanie, Monténegro,
Croatie, Slovénie et côte adriatique italienne" de Trevor Thompson (ed. 2003)
livres
Lire aussi les romans de Besnik Mustafaj (Acte Sud) qui était ambassadeur en France en 1993.
"Albanie utopie" de Sonia Combe (ed.98)
"Passions albanaises - de Bérisha au Kosova" de Pierre et Bruno Cabanes - ed. odile jacob, 1999.
films
musique La musique polyphonique des montagnes du Sud sert de support aux récits héroïques. Magnifique !
Le marchandage n'est pas seulement destiné à réaliser de bonnes affaires, c'est aussi une politesse. Il faut faire durer le plaisir et finalement, on y trouve son compte. La vie quotidienne des Albanais est réglée par le kanun (canon en grec). Ce code de l'honneur qui entretient une certaine propension à la vendetta est aussi très attaché aux lois de l'hospitalité et à la protection des voyageurs.
Le voyage en Albanie est une question de temps. Le mauvais état des routes se ressent sur la durée des trajets. En car, les chiffres sont surprenants : il faut 8 h pour aller de Tirana à B.Curri, soit 225 km ou, ce qui est tout de même plus rapide, 6 h de Tirana à Gjirokastra, soit 232 km. Les routes qui mènent de Tirana au port et aux plages de Durres ou de Saranda, ainsi qu'au site archéologique de Butrint permettent, en revanche, des moyennes normales.
Pour s'écarter un peu des routes principales (sur les 7 800 km de routes du pays, seuls 2 900 sont dites "pavées", c'est-à-dire plus ou moins revêtues). Les seules solutions consistent à marcher, accompagné ou non d'un guide, payé entre 15 et 20 USD par jour, ou adopter le 4 x 4 dont la location coûte autour de 70 USD par jour. La location de voiture est aussi possible, le permis national suffit. De nombreux touristes entrent en Albanie à partir des pays proches. Des lignes de bateaux relient directement l'île grecque de Corfou, à Saranda et Butrint. D'autres traversent le lac d'Ohrid, en provenance de la station macédonienne.
A la nourriture balkanique à base de cheechkebabs (brochettes) et de koftes (boulettes de viande), s'ajoutent de délicieuses spécialités albanaises : le tave kosi (mouton au yoghourt), le fergese tirane (viande, foie, oeufs et tomates), le çomlek (viande et oignon), le rosto me salce kosi (roastbeef à la crème aigre), le kukurec (tripes de mouton farcies). Enfin, vous trouverez une grande variété de poissons de mer et d'eau douce. Les vins albanais sont nombreux et de bonne qualité. La boisson locale est le raki (anisette) ou l'ouzo. Le cognac Scanderberg a la réputation d'être le meilleur. On trouve des bières d'importation, mais aussi locales et du Fernet (Fernet Branca local) pour faire passer le tout. A votre santé se dit: "Guezuar" !
Dans les boutiques des hôtels et des villes ainsi que dans les bazars (surtout celui de Kruje), on trouve des tapis, des filigranes d'argent et de cuivre, des sculptures de bois et d'albâtre, des céramiques, beaucoup de broderies, du cuir, des livres et des disques de musique folklorique. Les commerces sont ouverts, de 8 h à 18 h, du lundi au samedi.
430 000 visiteurs en 1999. Le pays offre 24 000 lits et bientôt 16 000 de plus.
L'addition est toujours agrémentée d'une ligne "couvert" qui tient lieu de pourboire minimum. Un petit supplément qu'on laissera sur la table n'a rien d'obligatoire et reste à la discrétion du client.
Xe siècle avant JC, installation des Illyriens venus d'Europe
centrale.
Du VIIIe au Ve siècle avant JC, les Grecs de
Corfou et de Corinthe colonisent la côte. Fondation des villes d'Epidamnos,
Dyrrachion (Durres), Apollonia et Butrint.
250 avant JC, le
roi illyrien Agron règne sur un Etat indépendant.
229-167 avant
JC, conquête romaine qui s'achève par la défaite du roi Genthius. Les
Albanais soumis à la loi romaine, pendant cinq siècles, vont devenir les
Arbers.
397, l'Alberia est rattachée à l'Empire de
Bysance.
Du Ve au XIe siècle, période des invasions. Goths,
Avars, Celtes, Slaves, Bulgares, Normands écument le pays, mais l'autorité de
Bysance finit par se rétablir.
1096, les armées de la
Première Croisade traversent le pays.
1204, sac de
Constantinople par les Croisés.
1344, le pays est rattaché
au royaume de Serbie. Les chefs locaux entrent en
dissidence.
1431, les Turcs s'emparent de
Janina.
1442, Gjergi Kastriot Skanderberg, le héros
national, se dresse contre l'armée ottomane, avec l'appui d'Alfonso de Naples et
bientôt des Vénitiens.
1468, Skanderberg, terrassé par les
fièvres, meurt à Leza.
Le 25 janvier 1479, la paix est
conclue avec les Vénitiens qui ne gardent que les ports d'Ulcinj, Antivari et
Durres.
1822, tentative d'Ali Pacha pour se libérer des
Ottomans.
1911, nouvelle révolte.
Le 28 novembre
1912, l'indépendance de la principauté est reconnue, mais elle n'inclut
pas le Kosovo-Metohidja, attribué à la Serbie et au
Montenegro.
1914, les Italiens, au sud, et les Autrichiens,
au nord, s'emparent du pays.
1919, le traité de Tirana
reconnaît l'indépendance de l'Albanie qui entre à la Société des
Nations.
1928, ancien ministre revenu au pouvoir par un coup
d'Etat en
1925, Ahmed Zogu, chef du clan du Mati (Nord), se proclame
roi.
1939, l'Italie fasciste envahit le pays sur lequel elle
exerçait déjà une grande influence. Le roi Zog 1er s'enfuit. Le pays servira de
base de départ pour l'invasion de la Grèce qui, l'année suivante, sera un échec
pour Mussolini.
1940-1945, la résistance est dirigée par
Enver Hodja, ancien professeur de français.
1946, la
République populaire d'Albanie est proclamée en janvier, tandis qu'en
Yougoslavie, Tito se défend contre les visées hégémoniques de Staline. Quant à
Enver Hodja, il résiste à celles, de Josip Broz, dit Tito, qui voudrait annexer
l'Albanie dans sa fédération. L'ennemi de son ennemi devient son
idole.
1948, alignement de l'Albanie sur la ligne
soviétique. Des statues de Staline poussent partout en face de celles de
Skanderberg.
1961, Enver Hodja rompt avec l'URSS, après
avoir désavoué la déstalinisation. Début de la période
pro-chinoise.
l978, rupture avec la Chine maoïste qui commet
le péché de recevoir le président Nixon. Dans un délire autarcique, l'Albanie ne
"compte que sur ses propres forces".
1985, mort d'Enver
Hodja. Son successeur, Ramiz Alia, tente l'ouverture et accepte le
pluripartisme. Le Parti du Travail devenu Parti socialiste gagne encore les
élections, en 1991. Pour quelques mois...
1992, les libéraux
remportent les élections. Sali Berisha devient président de la République. Après
les mirages staliniens et maoïstes, les Albanais se jettent sur le miroir aux
alouettes du capitalisme le plus naïf. Subjugués par la cavalerie des sociétés
financières "pyramidales", ils vont à la ruine.
1997, la
colère des victimes des sociétés de crédit les pousse à prendre les armes, le 29
juin. Le pays sombre dans le chaos.
1998, de nouvelles
élections donnent la victoire au Parti socialiste. Un référendum légitime la
nouvelle Constitution. Les événements du Kosovo donnent une nouvelle dimension à
l'espoir d'une renaissance albanaise.
1999, le pays est
fragilisé malgré l'affirmation de ses libertés. Le peuple albanais a un niveau
de vie insuffisant. Le pays accueille, de plus, un
grand nombre de réfugiés. En pratique, l'Albanie a les caractéristiques des Etats les plus pauvres. Son gouvernement est instable et ouvre ses portes à
l'Otan et aux actions humanitaires.
La transition démocratique et
économique se fait difficilement dû aux conflits internes au gouvernement,
entre les socialistes et les démocrates. Le peuple n'est pas satisfait de ces
deux partis mais il n'en existe pas d'autre réellement
implanté.
Depuis 2002, le premier ministre socialiste M.
Fatos Nano tente de tenir son pays sur pied malgré ces instabilités
politiques.
Aujourd'hui. L'Albanie prétend rentrer dans
l'Europe. Les négociations sont actuellement en cours.
La niveau de vie
entraîne une forte émigration clandestine des albanais dans les pays
occidentaux.
Ici, les distances sont à multiplier par cinq, avant d'établir son itinéraire. Ne vous méprenez pas sur la proximité apparente des destinations, indiquées sur les cartes. L'Albanie est restée en marge du temps pour le meilleur et pour le pire. C'est le meilleur qui s'offre au voyageur, à condition de s'y promener doucement au rythme d'un autre temps. Les plages et les criques offrent à profusion ce qui n'est plus qu'un rêve sur le reste du littoral de la Méditerranée. La ville de Gjirokastra, avec ses maisons médiévales aux toits de lauze, a inspiré le plus beau roman d'Ismaïl Kadaré (Chronique de la ville de Pierre). Elle inspirera vos souvenirs. Enfin, le site antique de Butrint, ouvert à la fois sur le bleu de la mer Ionnienne et sur le vert d'un lac intérieur, est une merveille.

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