Histoire Nouvelle- Calédonie
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Vers 1 300 avant notre ère, la Nouvelle-Calédonie est atteinte par des populations venues d'Asie du Sud-Est.
Jusqu'au IIe siècle après notre ère, le territoire connaît la période de Koné qui se caractérise par une culture tournée vers la mer et l'élaboration de poteries "lapita", ornées de motifs géométriques.
A partir du IIe siècle et jusqu'au XVIIIe siècle, la Nouvelle-Calédonie entre dans la période de Naïa-Oundjo. Les populations s'installent à l'intérieur des îles et les traditions culturelles se différencient entre le nord et le sud de Grande Terre.
En 1774, James Cook découvre le territoire lors de son second voyage dans le Pacifique. Il le nomme Nouvelle-Calédonie en hommage à la Calédonie écossaise.
Au XIXe siècle, les baleiniers fréquentent les eaux des îles Loyauté, puis le bois de santal devient l'objet d'un important commerce.
Vers le milieu du XIXe siècle, le gouvernement français est à la recherche d'une nouvelle terre pour abriter une colonie pénitentiaire.
En 1853, l'amiral Auguste Febvrier-Despointes prend possession de la Nouvelle-Calédonie au nom de Napoléon III. Le territoire est d'abord rattaché aux Etablissements français d'Océanie, puis devient une colonie distincte en 1860.
Mais en 1878, les Kanaks se soulèvent : la révolte dure sept mois et est finalement réprimée par les forces françaises.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Nouvelle-Calédonie se rallie au gouvernement de la France libre et joue un rôle important dans les offensives du Pacifique.
En 1946, la colonie devient un Territoire d'outre-mer, statut qui est un premier pas vers l'autonomie.
En 1985, de graves affrontements se produisent entre le Front de libération kanak et socialiste et le Rassemblement pour la Calédonie dans la République.
En août 1988, un accord est conclu sur un statut d'autonomie interne.
En novembre 1998, la population approuve à plus de 70 % un processus d'émancipation qui préfigure l'indépendance dans quinze à vingt ans.
En mai 1999, Jean Lèques devient président du gouvernement.
En avril 2001, Pierre Frogier lui succède.
Le 29 juin 2004, Marie-Noëlle Thémereau (L'Avenir Ensemble), ardente partisane de l'accord de Nouméa, qui confère à l'île un statut d'autonomie croissante depuis 1998 a été élue à la tête du gouvernement collégial de Nouvelle-Calédonie.
En janvier 2007, suite à l'adoption de la nouvelle loi sur l'Outre-Mer, la Nouvelle-Calédonie devient une COM (Collectivité d'Outre-Mer) qui a le statut de POM (Pays d'Outre-Mer).