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NaturePrès de Castiglione della Pescaia, voici la Basse Maremme, d'une authenticité notoire. Une allée de cyprès traversant le marais qui précède Grosseto donne le ton : tout au bout, on découvre l'Andanda, la luxueuse propriété du cuisinier Alain Ducasse et Vittorio Moretti, le chef du groupe Terra Moretti et surtout, dans la région, de la cave de Petra. Quand deux noms de l'?nologie et de la-gastronomie se rencontrent en un projet, celui-ci se matérialise en une immense propriété immergée dans les cyprès, la vigne et les oliviers, comme un condensé de Toscane. L'Andana était, au XIXème siècle, une ancienne propriété de chasse du duc Léopold II ; tout a été fait pour préserver l'aspect seigneurial de cette résidence de divertissement dans la campagne toscane. Ce produit de luxe (inutile de le préciser) est exactement ce qu'on attend d'une villa en Toscane, du moins et surtout si l'on est américain.
A une dizaine de minutes en voiture de Castiglione della Pescaia, en direction de Grosseto. Mais attention à ne pas vous perdre, vous risqueriez de prolonger les temps de parcours. En revanche, on rejoint Piombino et les bacs à destination de l'Ile d'Elbe en une quarantaine de minutes. Si vous voyagez en avion, vous pouvez choisir l'aéroport de Rome (environ 2 heures dix en voiture) ou de Pise (1h30 de route).
En 2010, une partie plutôt destinée aux familles a été inaugurée, dans un style très "maison de campagne chic". Complètement séparée du bâtiment principal, elle est indépendante du reste de l'hôtel, avec piscine privée et Kid's club. Les prestations sont moins luxueuses et les prix sont plus abordables.
L'Andana se situe en Maremme, un ancien marécage. C'est justement le grand-duc Léopold II, premier propriétaire du domaine, qui initia l'ouvrage d'assèchement de la région.
Située dans le domaine de La Badiola, l'Andana était, au début du XIXème siècle, une propriété de chasse du duc Léopold II, appelé Canapone par ses sujets en raison de ses cheveux blonds, avant de passer sous un régime de latifundistes, c'est-à-dire un groupe de propriétaires terriens qui transformèrent la Badiola en un véritable petit bourg animé, avec une église au centre. Enfin, en 2004, elle fut rachetée par le chef Alain Ducasse et Vittorio Moretti, propriétaire du groupe Terra Moretti. Il a fallu presque une année de travail pour transformer et restituer sa splendeur à cette ancienne propriété. Le résultat est incontestable et incontesté et l'Andana figure parmi les structures de luxe de la zone.
En quittant la route, on s'engage dans une longue allée bordée de cyprès, semblable au fameux chemin de Bolgheri ; dans une symétrie néoclassique, elle aboutit à un escalier d'entrée qui mène à la fontaine-baignoire avec hydromassage et à la véranda où l'on consomme les repas et le petit-déjeuner. En réalité, l'entrée de la réception se trouve le long d'une aile de la villa sous une impressionnante baie vitrée, vaguement Art déco, une sorte de maillon de jonction entre la "villa" patronale et un second bâtiment appelé la "ferme", jadis réservé aux domestiques.
L'architecte Ettore Mochetti et le designer Stefano Dorata ont signé la rénovation, obtenant un résultat luxueux. Ils ont su restituer son âme à ce lieu chargé d'histoire, en utilisant des matériaux de la région et en conservant dans la mesure du possible les détails d'origine : un sol en terre cuite, du bois gris et des tissus élégants dans la bibliothèque, une cheminée imposante pour réchauffer le coin salon... Chaque élément s'harmonise au cadre reposant, chaleureux et élégant. Tout ce qu'on attend et exige, en somme, d'un lieu de charme comme l'Andana.
Et tout autour ? Tout autour, il y a 500 hectares de terrains plantés d'oliviers et de vignes qui produisent l'huile et le vin pour le restaurant et la Trattoria (le restaurant gastronomique du domaine). L'hôtel est lui entouré d'un jardin à l'italienne, épousant au mieux le concept du style country classic chic adopté par l'Andana. Un gazon anglais, dont la tonte frise la perfection, se colore par endroits de pâquerettes, suivant une géométrie naturelle : l'effet est résolument bucolique, surtout si l'on y ajoute le chant des oiseaux et les lièvres de Maremme gambadant dans les champs. La piscine s'inscrit dans ce cadre, avec un clin d'?il manifeste au design revisité des thermes romains.
A notre avis, l'exclusivité devrait également se ressentir dans le nombre de chambres proposées. Et en effet, le domaine ne compte qu'une cinquantaine de chambres, largement réparties entre la Villa, le bâtiment seigneurial du Grand-Duc, et la Ferme, une annexe dans laquelle logeaient, jadis, les domestiques.
La séparation architecturale est renforcée par une séparation "idéologique". Les chambres de la Villa, refaçonnées par l'architecte Ettore Mocchettu et le designer Stefano Dorata, sont d'un style plutôt classique, vaguement napoléonien-chic. Dans la Ferme, l'architecte et le designer ont plutôt joué sur un genre plus moderne. En particulier, les différences sont évidentes dans les salles de bains, toutes très spacieuses et agréables : dans la Villa, elles sont d'un classicisme rigoureux avec de belles baignoires sur des trépieds, alors qu'à la Ferme, le style adopté est plus minimaliste avec des douches modernes. Une petite curiosité : l'une des suites prestige (la 20) est équipée d'une baignoire rappelant des "thermes romains" : vu ses dimensions, elle ressemble plus à une mini-piscine privée qu'à une baignoire. Temps de remplissage : 1 heure ! Bien entendu, la suite dispose également d'une douche, si l'on souhaite gagner du temps ou éventuellement économiser l'eau courante.
Le luxe réside dans les dimensions des chambres, particulièrement spacieuses, toutes catégories confondues. Quel plaisir !
L'Andana est avant tout connu comme étant l'hôtel d'Alain Ducasse en Toscane. Les moments forts du séjour seront donc forcément liés aux repas. Le domaine compte deux restaurants : celui de l'hôtel et la Trattoria Toscana, dirigés par le chef Christophe Martin, élève de Ducasse ; la Trattoria a obtenu une étoile dans le guide Michelin en 2006. Une allée bordée d'oliviers et de romarin mène de la Villa à la Grange, entièrement rénovée pour accueillir cette dernière.
Christophe Martin est un passionné de cuisine méditerranéenne, avec une méticulosité presque excessive dans la recherche des ingrédients et ses relations avec les producteurs : il se rend au marché en personne, bavarde avec les pêcheurs et tâte les fruits et les légumes qui finiront sur sa table, en attendant d'agrandir son potager qui se limite pour le moment à la culture d'herbes aromatiques comme le basilic et le persil. L'huile est produite avec les olives du domaine suivant la tradition toscane.
La Trattoria est le règne des saveurs du soleil et les plats de poisson et de viande se marient avec les précieux vins de la région, et surtout des caves de Petra, appartenant au groupe Terra Moretti, le second propriétaire du domaine. Comme dans tout restaurant gastronomique, le service impeccable, les conseils pertinents et la décoration soignée couronnent le tout. Vous y découvrirez une cuisine italienne, élaborée par un Français, d'une saveur originale et d'une délicatesse notable.
Au restaurant de l'hôtel, on retrouve le style de l'équipe de la Trattoria. Bien entendu, le menu est plus simple et national : les plats toscans s'accompagnent de spécialités plus italiennes comme la salade caprese ou la mozzarella de bufflonne de Campanie. Les ingrédients naturels sont recherchés avec le même soin et on lui pardonne même la cuisson plus internationale et moins "al dente" que celle de la tradition italienne.
Le véritable bijou des repas reste, à notre avis, le petit-déjeuner. Les ?ufs, les crêpes et les pancakes sont préparés sur le moment par un cuisinier. Le thé, le café et le chocolat sont servis à table. Mais le point fort est le buffet servi dans la cuisine. Le chef pâtissier et son équipe préparent personnellement les gâteaux, les beignets, les fougasses et les muffins : ce ne sont pas de simples gâteaux faits maison mais des merveilles de la haute pâtisserie. Le nutella artisanal et les beignets sont des ?uvres d'art, à savourer à tout prix.
estimation de l'intérêt de l'hôtel en considérant la note de confort, sa situation et le prix de sa catégorie
Estimation de l'hôtel en fonction de l'ensemble de ses prestations et services
Estimation de la qualité de l'hôtel en fonction de sa situation géographique