Nos informations sur l'hôtel: Ace Hotel
Le propriétaire Alex Calderwood affirme qu'être à la mode ne l'intéresse pas, il souhaitait simplement faire du lieu un classique instantané ; il a réussi à faire les deux, que ça lui plaise ou non. L'Ace est l'un des hôtels les plus originaux, innovants et inspirés que vous verrez à New York, et même ailleurs ; c'est un chef d'œuvre du rez-de-chaussée au sommet qui attirera aussi bien les routards et groupes d'amis que les couples. Chaque détail sans exception a été soigneusement pensé, en commençant par le nom de l'hôtel lui-même (voir la rubrique « À savoir ») jusqu'à la housse de la planche à repasser. Une attitude naturelle et insouciante semble être la caractéristique dominante de l'hôtel, comme vous pourrez le constater auprès des bagagistes un peu trop nonchalants ou en vous rendant aux toilettes publiques à chasses d'eau automatiques. En effet, comme l'indique la citation dans les escaliers qui mènent du hall aux toilettes en question, « Tout va bien se passer ».
Les plus
- Emplacement
- Décoration intérieure
- Catégorie des chambres
- Hall
- Breslin Bar and Dining Room
- Stumptoxn Coffe Roasters
Prix et disponibilités de l'Hôtel
-
Comparez les prix par chambre
L'Ace se situe sur la 29ème Rue, entre la Cinquième Avenue et la Sixième Avenue, Broadway croisant la rue en diagonale. Le quartier s'appelle NoMad (pour North of Madison Square Park) et est à proximité de Madison Square Park et Madison Square Gardens, ainsi que de Times Square, au bout de Broadway et Penn Station, quelques rues plus loin. Pour faire simple, il est au cœur de Midtown Manhattan. Vous trouverez trois stations de métro à quelques minutes de marche de l'hôtel : 23ème Rue, 28ème Rue et 33ème Rue. L'aéroport JFK est à 29 kilomètres, celui de La Guardia à 14 et celui de Newark à 27.
Par où commencer ? Partout où votre regard se pose il y a une histoire à raconter. Vous pouvez en effet être sûrs que des histoires s'inventent sans cesse dans la fourmilière du hall de l'hôtel (voir la rubrique « Vue d'ensemble de l'hôtel »). L'hôtel occupe un immeuble de 1904 qui fut en son temps l'hôtel Breslin ainsi qu'un immeuble résidentiel à loyer contrôlé (certains des occupants de l'époque ont refusé de déménager et habitent toujours dans l'hôtel). L'intérieur de ce dernier a été conçu (en collaboration avec les propriétaires) par Roman & Williams, les mêmes qui ont créé l'hôtel Standard ultra-branché dans le quartier Meatpacking avec une imagination et un goût exceptionnels. Il en va de même pour le personnel de l'hôtel qui porte des marques telles que Converse et Dr. Marten's pour les chaussures, Coto pour les cravates, L. Gambert pour les chemises, Levi's pour les jeans et Spiewak pour les cabans. Les portiers et bagagistes sont tellement bien habillés que nous les avons pris pour des clients (l'un d'entre eux en revanche a pris l'auteur de cet article pour un membre du personnel !). Je vous entends d'ici vous demander pourquoi le nom de l'hôtel est l'Ace (l'as) ? Aux cartes, l'as peut être soit fort soit faible, à l'instar des chambres de l'hôtel qui peuvent être soit sophistiquées, soit bas de gamme (voir la rubrique « Hébergement »). Futé non ?
8.5/10
L'extérieur du bâtiment ne trahit pas les merveilles qui sont cachées de l'autre côté de l'entrée : c'est le plus beau hall d'hôtel de New York. À votre droite quand vous entrez se trouve la réception, avec d'un côté un meuble muni de souvenirs de l'hôtel ainsi que d'autres cadeaux charmants, et de l'autre une vitrine remplie d'oiseaux empaillés. Le hall principal est divisé en trois sections, plus ou moins organisées autour des magnifiques colonnes blanches qui dominent cet espace. Au premier plan est disposé un espace détente avec des fauteuils recouverts de tissu écossais et des tables de style industriel. Au centre de la pièce a été placée une table commune, qui est à disposition des clients uniquement. Ensuite, juste de l'autre côté de blaireaux empaillés sont disposés deux canapés rouges aménagés pour former un U ; chacun d'eux est surmonté de peaux de bêtes, et d'autres places assises sont disponibles au fond du hall, sous un drapeau américain volontairement effiloché. Le mur en lambris garni d'étagères ainsi que les canapés Chesterfield et l'éclairage tamisé font ressembler le fond du hall à une lodge. De chaque côté de la pièce, en plus de sièges supplémentaires, vous pourrez trouver des ouvrages concernant tous les sujets, des schémas de squelettes de diverses créatures et même une cabine photo d'antan (qui fonctionne toujours). Véritable nerf central de l'hôtel, le hall rassemble toutes sortes de personnes, des habitants du quartier souhaitant boire un café (voir Stumptown Coffee Roasters dans la rubrique « Nourriture et boissons ») aux étudiants révisant leur examens en équations différentielles ordinaires, en passant par les jeunes cadres en publicité et les créateurs en joaillerie qui travaillent sur leur prochaine collection. Il existe de nombreuses raisons de fréquenter ce lieu (le café, l'atmosphère, observer les gens, les réunions professionnelles), mais l'une d'elles les surpasse : le MacBook. On pourrait penser que l'admission dans le hall dépend de la capacité de chacun à se détacher de l'ordinateur portable d'Apple. Le reste des parties communes de l'hôtel n'a rien d'exceptionnel, donc si vous ne voulez pas rester dans votre chambre vous irez certainement dans le hall. Cela dit, les messages affichés sur les murs en face des ascenseurs ainsi que sur les ascenseurs eux-mêmes donnent le sourire et font de l'Ace ce qu'il est... Tout comme le personnel, qui est assez décontracté mais tout de même attentif (et plutôt charmant).
9/10
L'une des principales qualités de l'Ace est son humilité. Il pourrait sans problème être snob et exclusif étant donné le nombre de yuppies fortunés qui en ont fait leur repaire, mais ce n'est pas le style de l'établissement. De ce fait, celui-ci est accessible à tous types de voyageurs, des routards aux personnes souhaitant goûter au mode de vie new-yorkais. Les chambres-dortoirs sont de taille correcte et sont équipées des mêmes excentricités que les chambres les plus grandes, comme le fly case en guise de support pour le téléviseur à écran plat, le placard ouvert fabriqué à partir de tuyaux de plomberie tordus et les œuvres d'art (nous avons par exemple vu une peinture murale représentant un Mamiya C330). Il y a même de la place pour un bureau (garni d'eau et de café), et un fer et une table à repasser se trouvent dans toutes les chambres, tout comme le sèche-cheveux qui dispose de son propre sac en toile. La salle de bain, qui est plutôt spacieuse, est identique à toutes les autres : elle est équipée d'une baignoire, de produits de beauté de la marque Rudy, de savon Malin and Goetz ainsi que des mêmes tuyaux mentionnés plus haut qui sont fixés au mur et servent de crochets. La première chambre conventionnelle est la Standard Full, qui est un peu plus grande que la chambre-dortoir et dispose d'un lit queen size, d'un réfrigérateur Smeg rempli, d'amuse-bouches locaux, de couvertures Pendleton personnalisées, d'un radio réveil musical et de peignoirs Wings & Horns. La salle de bain comporte plus d'originalités (à l'instar de la chambre-dortoir) ; on peut par exemple lire en haut du miroir « L'amour rend heureux », un slogan qui pourrait s'appliquer sans problème à l'hôtel lui-même. Les quatre dernières catégories de chambres s'appellent « small », « medium », « large » et « loft ». Chaque catégorie est un peu plus grande que la précédente et possède une œuvre différente effectuée par l'un des nombreux artistes ayant contribué à l'élaboration de l'hôtel. Les équipements sont les mêmes pour toutes les chambres, mais à partir de la catégorie « medium » vous trouverez des platines et des vinyles afin d'écouter de la musique à votre guise, ainsi qu'une vue sur Broadway ou la 29ème Rue. L'espace supplémentaire dont disposent les chambres est rempli de meubles divers, dont quelques pièces d'époque. Le clou de l'hôtel est son magnifique loft de style militaire / industriel. L'immense studio ouvert est centré autour d'une table qui fut probablement l'outil de travail d'un tailleur, qui est entourée de six chaises design datant des années 1960. Un canapé en forme de demi-cercle, qui sied parfaitement à la taille de l'alcôve d'où surgit l'Empire State Building, fait face à une table basse qui repose sur un tapis en peau de bête. D'autres équipements uniques comprennent une boîte de munitions de l'armée, une boîte de transport de tissus (dans laquelle se niche le fer à repasser), des étagères industrielles accompagnées de bobines en bois, des lampes Fostoria et pour couronner le tout une guitare Gibson faite sur mesure. Des aimants sur lesquels on peut lire maintenant / pas maintenant sont fournis afin de faire savoir aux femmes de chambre si elles peuvent ou non nettoyer les chambres. La salle de bain, séparée de la chambre par des portes doubles, est équipée d'une baignoire et d'une douche séparées.
7.5/10
April Bloomfield, de Birmingham, à qui l'on doit l'introduction du pub gastronomique à New York avec le restaurant étoilé le Spotted Pig dans le West Village, a ouvert le Breslin Bar and Dining Room juste à l'extérieur du hall de l'hôtel quelques semaines avant notre séjour à l'Ace. Et aux dires de tout le monde, il est déjà aussi renommé. Dans un décor qui rend un petit hommage aux pubs britanniques, les habitants du quartier et les touristes peuvent y manger toute la journée, en commençant par le petit-déjeuner (pâtisseries, cacahuètes grillées et sandwich à la banane, œufs cuisinés de la façon dont vous souhaitez), suivi du brunch (pancakes au potiron, petit déjeuner anglais, hamburger d'agneau grillé au charbon de bois), du déjeuner (soupe à l'oignon et à la moelle, terrine de coquelet rôti à la raie et aux pommes de terre) et enfin du dîner (terrine, brandade de morue salée, pieds de porc farcis). La nourriture n'est pas spécialement légère, donc si vous faites attention à votre ligne, n'y pensez pas et considérez que ce n'est qu'un léger écart. Stumptown Coffee Roasters se trouve également à l'extérieur du hall et dispose d'une entrée sur la 29ème Rue. Cette petite boutique modeste, qui fait partie de la société basée à Portland, vend des cafés spéciaux provenant de nombreux pays, et est l'une des raisons pour lesquelles le hall de l'Ace est si rempli. Le café peut être consommé soit sur place soit à emporter : dans ce cas on vous donnera un sac en papier marron sur lequel figurent des informations sur l'origine de votre café, son altitude et son arôme. Il paraîtrait que malgré le fait qu'elle n'ait été ouverte que depuis trois mois (à la date de notre visite), cette franchise faisait les plus grosse ventes de café spéciaux en Amérique du Nord, une réussite incroyable. L'hôtel dispose également d'un bar au fond à gauche du hall, qui sert sa propre bière de garde d'Aberdeen.