Côte d'Ivoire
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    Entre la luxuriance des côtes du golfe de Guinée au sud et les savanes sèches du nord, la Côte-d'Ivoire est assise entre deux climats et deux cultures. Pays du miracle économique basé sur l'exportation du cacao et du café après son indépendance, la Côte-d'Ivoire vit une période politique complexe depuis 1999 qui ne gâche en rien ses attraits naturels et culturels.

    Avant de partir

    Pays du cacao et du café, la Côte d'Ivoire obtient son indépendance en 1960. Cette ancienne colonie française est comme ses voisins le Ghana, le Togo et le Bénin, alignés le long du golfe de Guinée et à cheval sur deux milieux naturels et culturels.

    Le sud, côtier, est un pays de lagunes, de mangroves et de longues plages battues par la houle de l'Atlantique. De la région de San-Pédro à l'ouest (à Monogaga notamment) à celle d'Assinie à l'est, la Côte d'Ivoire possède de superbes plages. C'est d'ailleurs au Club Med d'Assouindé, entre lagune et océan à proximité d'Assinie, que fut tourner le premier film Les Bronzés.

    Entre Assinie et Abidjan, Grand-Bassam fut la première capitale coloniale et donc la première capitale de la Côte-d'Ivoire. Principal site historique ivoirien, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, la ville est un exemple unique de cité coloniale, suivant une planification urbaine en quartiers spécialisés dans le commerce, l'administration, l'habitat européen et l'habitat autochtone. Une visite à faire à l'occasion d'une sortie à la plage!

    Abidjan, c'est la capitale effective de la Côte-d'Ivoire. La grande cité du pays et son lien avec le monde. Installée autour d'une lagune, l'agglomération compte au moins 8 millions d'habitants. Le Plateau, Treichville, Cocody, Yopougon, Abobo, Marcory... les quartiers de cette ville tentaculaire sont autant de villes dans la ville. Des mondes à découvrir de jour et de nuit, de préférence accompagné d'Ivoiriens qui y vivent.

    La capitale officielle est une bourgade aux rêves de grandeur. Dans le centre du pays, Yamoussoukro est le village d'origine de Félix Houphouët-Boigny, le père de l'indépendance ivoirienne. Le président en fait la capitale officielle de la Côte-d'Ivoire en 1983 qui accueille à partir de ce moment des institutions nationales et leurs édifices à l'époque flambants neufs : grandes écoles, palais présidentiel, ministères... En résulte aujourd'hui ce qui est surement le paysage le plus surréaliste de Côte-d'Ivoire, de grands bâtiments au milieu nulle part, des bouts d'autoroute qui semblent ne mener à rien et surtout l'immense basilique Notre-Dame de la paix.

    Loin des paysages cette ville étonnante, la Côte-d'Ivoire sait aussi se faire naturelle et sauvage. Trois grands parcs nationaux, le parc national de Taï, le parc national de la Comoé et la réserve naturelle intégrale du Mont Nimba (transfrontalier avec la Guinée), sont classés au patrimoine naturel mondial.

    Couvrant des milieux naturels très différents, ils sont symboliques de la nature ivoirienne. Dans le sud-ouest forestier du pays, le parc national de Taï couvre une des dernières forêts primaires d'Afrique. Un bien inestimable qui a échappé aux plantations.

    A l'inverse, au nord-est de la Côte d'Ivoire, le parc national de la Comoé couvre une région anormalement humide à la limite de la zone sahélienne qui attire une faune et une flore exceptionnelle. Malheureusement, le surpâturage et le braconnage menacent son existence.

    Enfin, la réserve du Mont Nimba, aux confins de la Guinée, du Libéria et de la Côte d'Ivoire est une zone montagneuse qui domine la savane et abrite entre autre une espèce endémique de chimpanzés qui se servent de pierres comme outils!

    Une curiosité de plus pour ce pays décidément étonnant!

    Conseils de la rédaction

    Pour un voyage en Côte-d'Ivoire, l'idéal consiste à panacher un circuit à l'intérieur des terres et quelques jours de détente sur la côte. Les possibilités d'itinéraire varient selon le temps dont on dispose et les centre d'intérêt de chacun.

    Pour les plus pressés (moins de 15 jours), le circuit de base est Abidjan-Yamoussoukro-Korhogo-Odienné-Man-San-Pedro-Abidjan. Dans ce cas, on aura intérêt à ne pas trop s'attarder à Abidjan et à programmer son périple à l'avance via un voyagiste en France ou une agence locale.

    Au-delà de 15 jours, il peut être intéressant de rayonner à partir d'une des étapes mentionnées, comme par exemple visiter les parcs Abokouamékro et de la Maraoué depuis Yamoussoukro, explorer le pays yacouba autour de Man, le pays sénoufo autour de Korhogo, etc.

    On trouvera des guides sur place dans les différentes villes. Le mieux est de demander à votre hôtel de vous en trouver un, sérieux et compétent. Globalement, l'état des routes fait qu'il est préférable de ne pas conduire soit même si l'on ne vit pas sur place.

    Pour découvrir Abidjan, rien de mieux que de le faire avec des amis ivoiriens (ou à défaut un guide professionel). La ville est illisible et pas franchement agréable au premier abord. Vous n'y trouverez guère d'intérêt sans les Ivoiriens qui pourront vous montrer et expliquer les codes et les richesses insoupçonnées de ce joyeux bazar, notamment les marchés, les petits métiers et la vie nocturne! Dans certains quartiers (Abobo ou Yopougon notamment) il est vraiment préférable d'être accompagné de locaux.

    Les plus

    • +La possibilité de combiner tourisme urbain, balnéaire et nature.
    • +Les infrastructures hôtelières de qualité par rapport aux pays voisins.
    • +C'est un pays francophone, sans barrière linguistique.

    Les moins

    • -Climat humide et ciel voilé la plupart du temps.
    • -Certains quartiers d'Abidjan sont à éviter si on voyage seul.
    • -Les plages sont souvent dangereuses (risques de noyade).

    En images

    • Abidjan - Côte d'Ivoire
    • Yamoussoukro - Côte d'Ivoire
    • Le littoral est - Côte d'Ivoire
    • Le littoral ouest - Côte d'Ivoire
    • Le Parc national du Banco - Côte d'Ivoire

    Tradition

    La Côte d'Ivoire regroupe une soixantaine d'ethnies. Akans (dont les Baoulés et les Agnis), Malinkés, Sénoufos, Krous (dont les Bétés), Mandés... sont les grandes familles ethniques présentent. Toutes possèdent de riches coutumes à découvrir au fil de ses pérégrinations ivoiriennes.

    Sur le plan artistique, ces ethnies, en particulier les Dan et Baoulé, ont produit des masques et statues d'une rare beauté, qui figurent aujourd'hui parmi les œuvres les plus cotées du marché de l'art africain.

    Chaque ethnie possède ses propres traditions, et par conséquent ses fêtes, dont le calendrier est assez variable. En matière de coutumes, les villages de la brousse obéissent à une organisation sociale très stricte. Chaque individu trouve sa place dans une série de liens familiaux et esprit de clan. A l'intérieur de ces cellules, la solidarité entre les membres, la soumission au chef et le respect des tabous sont des règles absolues. Aussi le visiteur ne rentre pas dans un village, et encore moins dans une maison, sans y avoir été invité par le chef du village avec lequel il aura pris contact au préalable, de préférence par l'intermédiaire d'un guide (et après de longues palabres).

    L'animisme, teinté d'islam au nord et de christianisme au sud (pour simplifier), est encore très présent en Côte-d'Ivoire. On ne rigole pas avec les sites sacrés et la sorcellerie! Encore une dimension passionnante du pays qu'il est difficile d'appréhender sans l'aide des locaux.

    Il faut assister à des cérémonies initiatiques et fêtes rituelles, ponctuées de danses au son des tams-tams, flûtes, balafons et calebasses, comme par exemple les rites du Poro chez les Sénoufo ou la danse des Echassiers en pays Yacouba. Les fêtes traditionnelles peuvent être liées aux récoltes (fête des ignames), à l'initiation d'une classe d'âge, à l'occasion de funérailles, etc.

    Cuisine

    Les repas et la cuisine ont avant tout un rôle social, de partage. L'heure des repas y est très aléatoire. En théorie on ne mange jamais seul. C'est disette tant que l'on n'a pas de la famille ou des amis pour partager le plat, puis on peut faire trois repas consécutifs quand les visiteurs se succèdent à la maison! Seul et affamé? Direction le kiosque, ces bicoques de rue où l'on déguste un sandwich à l'omelette accoudé au comptoir en discutant avec la tenancière et ses voisins.

    Parmi les plats nationaux, le plus connu est le foutou, une pâte collante de banane plantain et de manioc. Il est servi arrosé de diverses sauces : sauce arachide, sauce rouge (huile, poivron, tomate), sauce claire (aux aubergines) ou sauce feuille (de manioc ou de patate douce). Celles-ci, omniprésentes dans la cuisine, servent aussi à accompagner viandes et poissons.

    L'attieké est l'ingrédient de base de la cuisine ivoirienne. C'est une semoule de manioc, légèrement acide, qui se déguste également avec des sauces au poisson ou à la viande. Dans n'importe quel maquis (restaurant) vous trouverez au moins du poulet braisé et du poisson braisé à manger avec de l'attiéké et des crudités.

    Le poulet Kédjénou (aux légumes et aux épices) est sans doute un des meilleurs plats ivoiriens. Dans l'intérieur du pays, vous trouverez aussi régulièrement de la 'bête de brousse'. Comprendre du gibier, il s'agit en général d'agouti (le grand aulacode, un gros rongeur). A gouter accompagné de sauce feuille!

    Les arbres de la savane, comme le néré et le karité, donnent des fruits très utilisés. De la gousse du néré, on tire un condiment, le soumbala. De manière générale, la cuisine ivoirienne est très, très pimentée. Au maquis comme chez des particulier, n'hésitez pas à prendre les devants et avertir que vous avez le palais fragile.

    Rayon boissons, on goûtera le bangui (ou bandji ) un vin de brousse extrait de la sève du palmier, qu'on avale d'un trait dans une petite calebasse (à consommer frais et avec modération pour votre crâne et votre système intestinal) ou encore de nombreuses bières de sorgho ou de maïs. Le koutoukou est un alcool très fort issu de la distillation du bangui (redoutable!).

    Souvenir et artisanat

    Les tissus et pagnes dont les Ivoiriennes tirent leurs élégantes toilettes, aux couleurs vives et bigarrées, se chinent chez les tailleurs du marché de Treichville ou chez les Libanais de la rue du Commerce à Abidjan, ainsi que sur les marchés de Bouaké (pagnes et couvertures baoulés) et de Man (tissus batiks).

    En pays Sénoufo, les toiles tissées, puis peintes de Korhogo, sont très réputées. On pourra également dénicher de belles vanneries, des poteries, de la maroquinerie et des instruments de musique. Les bijoux, bracelets et pendentifs en or, en argent ou en bronze sont assez bon marché. Les masques et statuettes sont séduisants, mais il s'agit de pièces artisanales conçues pour les touristes et non de véritables objets rituels.

    Connaissant l'attrait des Occidentaux pour l'art africain, les artisans ivoiriens sont passés maîtres dans l'art de produire de faux habillements vieillis. A défaut d'être authentique, le résultat est en général très esthétique!

    Les objets en ivoire sont fort heureusement la plupart du temps en os (dans tous les cas n'en achetez pas!).

    Enfin, le marchandage s'impose dans toutes les transactions, avec patience et humour. La plupart des commerces sont ouverts de 9h à 12h et de 15h à 18h, mais ils ferment souvent le samedi après-midi et le dimanche.

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