Après Paris, New-York et Tokyo, c'est la Havane que sept réalisateurs ont choisis d'évoquer à travers sept courts-métrages, équivalents aux sept jours d'une semaine. Au fil des quartiers, des générations et des cultures, chacun des cinéastes offrent une vision de Cuba, tantôt à l'aspect carte postale, tantôt miroir de l'âme cubaine. Aux commandes, l'Argentin Pablo Trapero, l'Espagnol Julio Medem, le Palestinien Elia Suleiman, les Français Gaspar Noé et Laurent Cantet, ainsi que le Cubain Juan Carlos Tabio.
De lundi à dimanche, le spectateur suit les errances et les découvertes d'étrangers venus goûter les plaisirs de la Havane, la confrontation entre plusieurs cultures ou il est immergé dans les tourbillons de la ville cubaine.
7 jours à la Havane est à l'image de la ville choisie comme sujet : un véritable patchwork hétéroclite d'émotions, de couleurs, et de lumières. Un joyeux désordre collectif et communicatif. Chaque chapitre conte la journée, le quotidien d'un personnage. Certaines histoires sont touchantes, d'autres superficielles, voire égocentrées. Certaines n'ont pu ou su éviter les clichés ; les errances banales, virées touristiques la nuit dans la Havane, vieilles voitures bariolées, musique, rhum, cigares, le Che, les prostituées... En revanche, d'autres plongent au plus profond des traditions et des tabous du peuple Cubain.
Si le film se découpe en sept chapitres, tous sont liés par un fil directeur. Ainsi certains personnages glissent d'un court-métrage à l'autre et connectent les histoires entre elles, montrant qu'à la Havane toutes les couches sociales se croisent, se côtoient et s'entremêlent.
Le résultat reste inégal mais souvent fidèle à l'image de Cuba. Chaque histoire est un véritable tableau.7 jours à la Havane, malgré quelques maladresses, est une très belle expérience de cinéma. Le film offre 2h d'évasion au rythme de la ville cubaine, c'est original, dépaysant et ça fait du bien !
Date : 30/05/2012
Note :
Prix moyen : 10,00 €