Histoire Albanie
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Xe siècle avant JC, installation des Illyriens venus d'Europe
centrale.
Du VIIIe au Ve siècle avant JC, les Grecs de
Corfou et de Corinthe colonisent la côte. Fondation des villes d'Epidamnos,
Dyrrachion (Durres), Apollonia et Butrint.
250 avant JC, le
roi illyrien Agron règne sur un Etat indépendant.
229-167 avant
JC, conquête romaine qui s'achève par la défaite du roi Genthius. Les
Albanais soumis à la loi romaine, pendant cinq siècles, vont devenir les
Arbers.
397, l'Alberia est rattachée à l'Empire de
Bysance.
Du Ve au XIe siècle, période des invasions. Goths,
Avars, Celtes, Slaves, Bulgares, Normands écument le pays, mais l'autorité de
Bysance finit par se rétablir.
1096, les armées de la
Première Croisade traversent le pays.
1204, sac de
Constantinople par les Croisés.
1344, le pays est rattaché
au royaume de Serbie. Les chefs locaux entrent en
dissidence.
1431, les Turcs s'emparent de
Janina.
1442, Gjergi Kastriot Skanderberg, le héros
national, se dresse contre l'armée ottomane, avec l'appui d'Alfonso de Naples et
bientôt des Vénitiens.
1468, Skanderberg, terrassé par les
fièvres, meurt à Leza.
Le 25 janvier 1479, la paix est
conclue avec les Vénitiens qui ne gardent que les ports d'Ulcinj, Antivari et
Durres.
1822, tentative d'Ali Pacha pour se libérer des
Ottomans.
1911, nouvelle révolte.
Le 28 novembre
1912, l'indépendance de la principauté est reconnue, mais elle n'inclut
pas le Kosovo-Metohidja, attribué à la Serbie et au
Montenegro.
1914, les Italiens, au sud, et les Autrichiens,
au nord, s'emparent du pays.
1919, le traité de Tirana
reconnaît l'indépendance de l'Albanie qui entre à la Société des
Nations.
1928, ancien ministre revenu au pouvoir par un coup
d'Etat en
1925, Ahmed Zogu, chef du clan du Mati (Nord), se proclame
roi.
1939, l'Italie fasciste envahit le pays sur lequel elle
exerçait déjà une grande influence. Le roi Zog 1er s'enfuit. Le pays servira de
base de départ pour l'invasion de la Grèce qui, l'année suivante, sera un échec
pour Mussolini.
1940-1945, la résistance est dirigée par
Enver Hodja, ancien professeur de français.
1946, la
République populaire d'Albanie est proclamée en janvier, tandis qu'en
Yougoslavie, Tito se défend contre les visées hégémoniques de Staline. Quant à
Enver Hodja, il résiste à celles, de Josip Broz, dit Tito, qui voudrait annexer
l'Albanie dans sa fédération. L'ennemi de son ennemi devient son
idole.
1948, alignement de l'Albanie sur la ligne
soviétique. Des statues de Staline poussent partout en face de celles de
Skanderberg.
1961, Enver Hodja rompt avec l'URSS, après
avoir désavoué la déstalinisation. Début de la période
pro-chinoise.
l978, rupture avec la Chine maoïste qui commet
le péché de recevoir le président Nixon. Dans un délire autarcique, l'Albanie ne
"compte que sur ses propres forces".
1985, mort d'Enver
Hodja. Son successeur, Ramiz Alia, tente l'ouverture et accepte le
pluripartisme. Le Parti du Travail devenu Parti socialiste gagne encore les
élections, en 1991. Pour quelques mois...
1992, les libéraux
remportent les élections. Sali Berisha devient président de la République. Après
les mirages staliniens et maoïstes, les Albanais se jettent sur le miroir aux
alouettes du capitalisme le plus naïf. Subjugués par la cavalerie des sociétés
financières "pyramidales", ils vont à la ruine.
1997, la
colère des victimes des sociétés de crédit les pousse à prendre les armes, le 29
juin. Le pays sombre dans le chaos.
1998, de nouvelles
élections donnent la victoire au Parti socialiste. Un référendum légitime la
nouvelle Constitution. Les événements du Kosovo donnent une nouvelle dimension à
l'espoir d'une renaissance albanaise.
1999, le pays est
fragilisé malgré l'affirmation de ses libertés. Le peuple albanais a un niveau
de vie insuffisant. Le pays accueille, de plus, un
grand nombre de réfugiés. En pratique, l'Albanie a les caractéristiques des Etats les plus pauvres. Son gouvernement est instable et ouvre ses portes à
l'Otan et aux actions humanitaires.
La transition démocratique et
économique se fait difficilement dû aux conflits internes au gouvernement,
entre les socialistes et les démocrates. Le peuple n'est pas satisfait de ces
deux partis mais il n'en existe pas d'autre réellement
implanté.
Depuis 2002, le premier ministre socialiste M.
Fatos Nano tente de tenir son pays sur pied malgré ces instabilités
politiques.
Aujourd'hui. L'Albanie prétend rentrer dans
l'Europe. Les négociations sont actuellement en cours.
La niveau de vie
entraîne une forte émigration clandestine des albanais dans les pays
occidentaux.