Pour cette 11e édition de Nuit Blanche, qui se déroulera la nuit du 6 octobre 2012 à Paris, c'est le directeur du Centre Pompidou-Metz qui est aux commandes.
Son idée est d'offrir aux parisiens et aux visiteurs un itinéraire inédit qui suivra une ligne serpentine traversant Paris d'Ouest en Est, de la colline de Chaillot à Ivry-sur-Seine. Le but de cette déambulation le long de la Seine est de faire découvrir l'architecture de la ville sous le prisme de sa complexité contemporaine.
Pour l'occasion, les berges de la Seine seront exceptionnellement ouvertes sur les deux rives à la piétonisation. Les badauds auront accès pour la première fois à des Belvédères, d'ordinaire inaccessibles aux public, qui se révéleront de merveilleux postes d'observation pour contempler Paris et la Seine à partir de points de vue inédits.
Parmi les temps forts de cette manifestation nocturne, les conférences/performances de la Nuit des Savoirs ponctueront cette nuit en différents lieux (Palais d'Iéna, Palais de Tokyo, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Galerie de Paléonthologie du Museum d'Histoire Naturelle...) et répondront à de nombreuses questions sur des thèmes aussi divers que Woody Allen, la notion de Blanc, le néon ou l'année 1979.
Pour cette édition, des lieux insolites ouvriront leurs portes aux publics comme la culée du Pont Alexandre III accueillant l'installation vidéo de Pierre Leguillon dont le but est de laver le spectateur de toutes les pollutions visuelles, la Halle Fressinet qui abritera une installation mécanique ultrasophistiquée de Malachi Farrell ou le toit de la Samaritaine illuminé par Laurent Grasso.
La Seine sera également une actrice majeure de cette Nuit Blanche 2012. Le Groupe F proposera une déambulation aléatoire de son oeuvre pyrotechnique, Tarek Atoui mixera sur fond de derbourka sur les bateaux-mouches et le long des berges, sur plusieurs kilomètres, Julie Desprairies rendra hommage aux forces vives de la ville avec son « Paris à l'infini (la danse) », une danse nocturne où des agents volontaires de la Ville de Paris donneront, à intervalles réguliers, leur vision de la ville en interprétant les monuments, les bâtiments et les paysages urbains selon leur propre chorégraphie.
Quartier après quartier, les visiteurs auront de multiples occasions de découvrir la ville sous un autre angle. Dans l'université Pierre et Marie Curie à Jussieu, la compagnie Décor Sonore cultivera un jardin musical, aux Halles, les Frères Ripoulain utiliseront les grues du chantier en cours pour réaliser un mobile monumental façon Calder, à la mairie du 4e, le sol sera recouvert d'une épaisse mousse blanche et crémeuse déversée par Michel Blazy pour symboliser les abus de notre société de consommation, la gare d'Austerlitz sera le théâtre de trois projets: vidéo set live post-apocalyptiques de Tania Mouraud, installation vidéo de Camille Henrot sur le thème de Frankenstein et concert électro lyrique de Chapelier Fou.
Autre regard sur la ville aussi en découvrant le patrimoine récent et des lieux du Paris d'aujourd'hui. Le public pourra ainsi pénétrer dans des bâtiments contemporains, découvrir des chefs-d'oeuvre du patrimoine industriel, se lancer à l'assaut des ascenseurs des tours universitaires pour voir Paris de haut.
La salle hypostyle du Conseil économique, social et environnemental, l'hémicycle de l'Assemblée nationale et la bibliothèque d'étude de la Bibliothèque nationale de France font partis des lieux offert au promeneur lors de cette nuit magique dans la Capitale.
Entre science, danse, concerts, performances, vidéos, conférences et installations, cette 11e édition de la Nuit Blanche est résolument tournée vers l'intradisciplinarité pour révéler une ville contemporaine, éclectique, scientifique et festive.
Tout le programme de la 11e édition de la Nuit Blanche Paris sur le site de la manifestation.